Les Ruines

 

Yucatan

 

Quintana roo

 
     

 

 


 

 

Chichen Itza

Chichén Itzá est une ancienne ville maya située entre Valladolid et Mérida dans la péninsule du Yucatán, au Mexique. Chichén Itzá était probablement le principal centre religieux du Yucatán et reste aujourd’hui l’un des sites archéologiques les plus importants et les plus visités de la région. Le 7 juillet 2007, l'endroit a été désigné comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde après un vote organisé par la New Seven Wonders Foundation.

La présence d'une cité maya à cet endroit est due à la présence de deux puits naturels (cénotes) qui constituaient un trésor inestimable dans cette région dépourvue d'eau. Le site doit d'ailleurs son nom à cette source d'eau souterraine : Chi signifie « bouche » et Chén, « puits ». Itzá (« sorcier de l'eau » en maya yucatèque) est le nom du groupe qui, selon les sources ethnohistoriques, constituailt la classe dirigeante de la cité.

À plus d'un égard chichen Itzá demeure une énigme: sa chronologie, à cheval sur le Classique terminal et le Postclassique ancien, demeure floue; l'identité des Itza est incertaine et, surtout, la nature exacte des liens indéniables entre la cité maya et le Mexique central fait toujours l'objet de débats.


Histoire moderne du site

Alfred Maudslay à Chichen ItzaÀ l'époque de la Conquête, les Conquistadors espagnols firent du site la première capitale du Yucatán (1532), mais l'abandonnèrent rapidement. Au milieu du XIXe siècle, Chichen Itzá fut exploré par John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood. En 1894, Edward Herbert Thompson fit l'acquisition de la plantation sur laquelle se trouvait le site. Il fut le premier à remonter des artefacts maya à la surface du Cenote (1904), d'abord en le draguant, ensuite en plongeant en scaphandre. Le produit des fouilles fut expédié au Peabody Museum. Suite à une plainte de Teobert Maler, le gouvernement mexicain réclama la restitution de ces trésors archéologiques. En 1944, La Cour suprème du Mexique rendit un jugement en faveur de Thompson. En 1959, eu égard au ressentiment persistant des Mexicains, le Peabody Museum restitua une partie des objets. Des fouilles scientifiques de grande envergure furent menées au XXe siècle par la Carnegie Institution, notamment sous la direction de Sylvanus Morley.

Les principaux vestiges du site
Même le visiteur le moins averti ne manquera pas de noter que deux secteurs à l'architecture fort différente coexistent à Chichen Itzá: le secteur sud, parfois appelé «Vieux Chichen», dont les édifices sont proches de ceux des cités Puuc d'uxmal, Kabáh ou Labná, et un secteur nord, parfois appelé «Nouveau Chichen», aux bâtiments plus imposants, qui ressemblent à ceux du Mexique central, et plus particulièrement Tula, la capitale des Toltèques. Les appelations «Vieux Chichen» et «Nouveau Chichen» renvoient à la théorie Maya-toltèque, qui voit les deux styles se succéder dans le temps.

Le secteur nord est dédié à Kukulkán, le serpent à plumes. Il est composé de nombreux édifices dont les plus importants sont :

la grande pyramide (Castillo) ;
le Caracol ou Observatoire ;
le Grand Terrain de jeu de balle ;
le Cénote sacré[5];
l'Ossario (ossuaire) ou tombe du Grand Prêtre ;
le Groupe des mille colonnes ;
le Temple des Guerriers ;
le Tzompantli

L'Iglesia Le secteur sud est composé d'édifices plus modestes:la Casa Colorada
la Casa del Venado
l'Iglesia (l'Église)
le Quadrilatère des Nonnes
En de nombreux endroits, on peut déceler des traces de peinture qui révèlent que contrairement à l’aspect uniformément gris que le site nous propose de nos jours, il avait été autrefois peint dans des couleurs vives.

El Castillo
Le Castillo en 1843 à l'époque de John Lloyd Stephens et Frederick CatherwoodL'édifice le plus important et le plus spectaculaire du site est une grande pyramide en terrasses, appelée Castillo (château en castillan) par les conquistadors espagnols. D’une hauteur de 24 mètres du sol à la plateforme supérieure, il ne s’agit pas de la plus haute de la région (elle est par exemple moins élevée que celle de Uxmal, haute de 40 m) mais c'est celle qui est dans le meilleur état de conservation (il n'est d'ailleurs plus possible de grimper jusqu'au sommet, et ce, depuis 2007, dans un esprit de conservation). Du sommet de la pyramide, on peut toutefois voir tous les autres édifices du site ainsi que la forêt environnante, d'une superficie de 300 hectares. La légende veut qu'à la fin du Xe siècle, Chichén Itzá ait été occupée par les Toltèques conduits par le légendaire Quetzalcoatl, le Serpent à Plumes, chassé par une faction rivale de la capitale toltèque, Tula, au nord de l'actuelle Mexico. Le Castillo, attribué à ces étrangers, présente des innovations architecturales qui tournent autour du thème du Serpent à Plumes.

La pyramide a une base carrée et une vocation calendaire. En effet, la civilisation maya a développé à un degré très avancé l’astro-architecture qui consiste à allier les connaissances astronomiques au savoir-faire architectural.

Ainsi, la pyramide présente quatre faces chacune divisée en neuf plateaux et portant quatre escaliers ayant chacune 90 marches, et non 91 comme le croit un grand nombre de personnes, en effet les marches ont été numérotées récemment afin de mettre fin aux rumeurs. L’orientation et la construction de la pyramide sont telles qu'au moment précis des équinoxes de printemps et d'automne, le soleil produit avec les arêtes de la pyramide une ombre portée qui font croire que les grosses têtes de serpents au pied des escaliers de la pyramide sont prolongées par le corps ondulé d'un serpent. Ce serpent n'est autre que le dieu Kukulkan ou « serpent à plumes ». Ce phénomène provoque un afflux très important de touristes à cette époque.

Chac-Mool de la substructure du Castillo.La pente des escaliers est assez raide et si l’ascension pose généralement peu de problème, le vertige contraint fréquemment les visiteurs à s’aider d’une corde installée spécialement à cet effet pour la descente. Mais depuis 2005, il est interdit de monter sur la pyramide à cause de plusieurs décès.

La grande pyramide fut érigée par-dessus une plus petite, préexistante: en 1936, les archéologies ont retrouvé cette substructure enfouie sous l'édifice que les touristes admirent actuellement. À son sommet se trouve un petit temple en bon état de conservation qui contient un trône de pierre sculpté en forme de jaguar aux yeux de jade auquel fait face un chac-mool, sur lequel on déposait des offrandes. Un tunnel très étroit dont l’entrée est située sous l’escalier permet d’y accéder.

La seul face différente de toutes les autres est la face Nord, qui comporte deux petites ouvertures sur le côté. Lorsque l'on frappe des mains un cri d'oiseau en revient.

L'observatoire
L'observatoire astronomique de Chichén Itzá.L’observatoire (également appelé caracol ou escargot en espagnol) fait face à la grande pyramide et permettait aux mayas d’étudier le mouvement des étoiles dont ils avaient une connaissance très précise. Il permet aussi de voir la planète Vénus attribuée au dieu Kukulcan (Dieu principal Maya).

Grand terrain de jeu de balle
Juego de pelota. Ruine de style Maya Toltèque, où se déroulait le jeu de balle.John Lloyd Stephens fut le premier à identifier une structure qu'il baptisa «Gymnase» ou encore «Court de tennis». sa disposition lui rappela celle d'une structure semblable, équipée d'anneaux, à Uxmal, qu'il pensait destinée à des «jeux publics». Il fit ensuite le rapprochement avec un texte du chroniqueur espagnol Herrera décrivant le «tlachtli», le jeu de balle tel qu'il était pratiqué par les Aztèques à l'époque de la conquête espagnole. Stephens conclut fort judicieusement qu'un jeu fort semblable existait à Chichen Itzá[6]. il s'agit effectivement non seulement du plus grand terrain de jeu de balle de chichen Itzá - qui en compte treize, mais du plus grande de toute la Mésoamérique[7]. Les dimensions exceptionnelles du Grand terrain de jeu de balle de Chichén Itzá amènent les archéologues à penser qu'il s'agissait ici plus d’une cérémonie que d’un sport. On pense, en s'appuyant notamment sur les grandes fresques en bas reliefs qui entourent le terrain, que lors des grandes fêtes une équipe représentant les forces de l'inframonde (symbolisées par des jaguars) affrontaient une équipe représentant la lumière (sous la forme d'aigles) avec une balle en caoutchouc. Le match pouvait s'étendre sur plus d'un jour et selon les explications des guides sur place, la tête du capitaine de l'équipe gagnante était tranchée par le capitaine de l'équipe perdante. Pour les mayas, c'était un grand honneur ; la tête était ensuite empalée dans le mur prévu à cet effet juste à côté du stade de pelote. Le terrain de pelote présente des caractéristiques acoustiques surprenantes. Si l'on produit un son (par exemple en claquant dans ses mains) à droite du terrain, on peut entendre 7 échos. De l'autre côté, en se positionnant à la gauche, on peut entendre 9 échos. Les chiffres 7 et 9 étaient magiques pour les mayas et apparaissaient fréquemment dans les structures des constructions de cette civilisation.

Le temple des guerriers
Le Temple des Guerriers JaguarLe temple des guerriers du jaguar possède des fresques qui relatent la conquête de la péninsule par les Toltèques. L'entrée du temple qui est construit sur une pyramide est délimitée par deux magnifiques piliers, terminés à la base par deux énormes têtes de serpents et précédés par un chaac-mool : cet étrange personnage est sculpté dans la pierre dans une position à moitié couchée et reposant sur les coudes, de telle sorte qu'il soutient sur le ventre un plateau destiné à recevoir les offrandes faites au dieu (les cœurs des victimes sacrifiées). Tout près du temple des guerriers se dresse le temple des mille colonnes, chacune d'elles étant taillée en forme de serpent à plumes.

Le cénote sacré
Cénote Sacré.Un sacbé conduit à 300 m vers le nord, au cénote sacré, de 60 m de diamètre et 20 m de profondeur.Des dragues effectuées dans le cénote ont permis de mettre au jour de nombreux objets d'or et de jade ainsi qu'un nombre important d’ossements (en particulier de jeunes enfants). Ces découvertes ont donné lieu à de très nombreuses interprétations. Certains y ont vu la barbarie d’un peuple sanguinaire pratiquant les sacrifices humains pour apaiser le dieu de la pluie Chac en période de sécheresse : de jeunes vierges chargées de précieux ornements auraient été précipitées au fond du puits au cours d'une cérémonie solennelle qui se déroulait au lever du jour. D’autres estiment aujourd’hui qu’il s’agissait peut-être d’enfants décédés très jeunes et dont le sacrifice avait pour but de permettre la purification ou la résurrection.

La version des historiens du pays est toute autre, puisque les fouilles n'ont mis au jour qu'une centaine de corps (devinés grâce aux ossements repêchés) ce qui signifie seulement 100 sacrifices pendant toute leur présence. De plus, il s'agissait souvent de prisonniers et assez rarement de volontaires. Les ossements retrouvés sont majoritairement masculins, ce qui met fin au mythe du sacrifice de jeunes vierges.

Il arrivait occasionnellement qu'une victime réussisse à se maintenir à la surface et à survivre jusqu'à midi, auquel cas il était repêché en tant que sauvé des dieux et sa parole était alors écoutée par les prêtres comme prédiction.

**Texte de Wikipedia**

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Ek Balam

Depuis des siècles, la ville qui porte le nom d'un des souverains était enfouie dans une épaisse végétation tropicale, complètement oubliée. L'explorateur desire Charnay est passé par là en 1986 mais plus près de nous, à partir de 1984 des chercheurs de USA et de LINA ont entrepris des fouilles. Des 1994 les recherches et la conservation du site sont sous la responsabilité de professionnels du Yucantan chargés de dégager les vestiges et de les remettre en état.

À moin de 20 Km de Valladolid, Ek Balam occupe 12km, mais les bâtiments principaux se trouvent dans une enceinte de seulement 1,25Km entourée de muraille de 3 mètres d'épaisseur et de 1.5Mètres de hauteur. Il sagit d'abord d'une double muraille qui se voulait protectrice du site, ensuite une troisième muraille entoure le centre de cet espace très probablement siège du pouvoir et par la même vouée au culte religieux. Cette zone sacrée comprenait des temples et des résidences de gouvernants, de prêtres, de commercant et de courtisans.

L'un des bâtiments principaux, le palais ovale est couronné par un petit temple. Cette bâtisse comporte plusieurs corps superposés et légèrement ovales. C'est un endroit qui était destiné aux cérémonies religieuses, hâbité par des membres de la noblesse. Le peuple occupaient des maisons en dehors de l'enceinte sacrées construite de bois et de palmier. L'autre édifice important est dénommé les jumelles. Ce sont deux constructions identiques, côte à côte, qui se redressent sur une seule construction. Le jeu de balle se trouve au milieu du site, dans son intérieur a été découvert une offrande importante constituée par 90 vases en terre cuite.

La saison des fouilles 1998-2000 à été très féconde même si l'accropole n'est exploré qu`a 50%, il a livré une partie incroyable de ses trésors. La mise à jour des façades révélatrices du génie Maya dans toute sa splendeur.

Le tombeau du Roi Ukit Kan Le K Tok, roi d'Ek Balam est parfaitement visible sur les peintures murales. Ont peut l'admirer a l'entré de la chambre 42, où il apparait au centre, assis sur un trône entouré de personnages peint dans une couleur différente..plus foncé. En Janvier 2000 après 1 mois de travail intense dans la chambre mortuaire du Roi, les archéologues tombent finallement sur l'offrande funéraire. L'emblème de la ville, trouvée sur un tesson, leur confirme qu'il s'agit bien d'une tombe royale. Les autres fragments du récipient portent l'inscription. Le vase pour boir le cacao d'Ukit Kan lek Tok identifient le propriétaire du tombeau. Sur son squelette, ils trouvents un couteau cérémonial d'obsidiane et un sceptre ainsi que de nombreux bijoux et jade. le tout confectionné avec une grande finesse. L'examen approfondi des os du roi montre qu'il est mort agé, ce qui porte à croire que son royaume fut long et sans doute prospère.

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Uxmal

 

Uxmal
La pyramide du Devin
Pays Mexique
Subdivision État du Yucatán, municipalités de Muna et Santa Elena
Région Amérique latine et Caraïbes

Uxmal est une antique cité maya de la période classique. Uxmal est située dans l'État mexicain du Yucatán, à 78 km au sud de Mérida, et à 15 km au sud-est de Muná.

Le nom d'Uxmal (prononcer « Ouchmal ») vient d'un mot maya yucatèque qui signifierait «Trois-fois-construites»[1]. Son essor, son apogée et son déclin couvrent une période assez brève aux IXe - Xe siècles. Gouvernée par des dirigeants compétents et stimulée par une alliance de courte durée avec Chichen Itza, Uxmal a maintenu son apogée pendant quelque cent cinquante ans, d'environ 800 à 950 ap. J.-C.

L'architecture d'Uxmal est typique du style Puuc, caractérisé par des façades au niveau inférieur très dépouillé et au niveau supérieur plus travaillé.

Les principaux édifices du site sont :

la pyramide du Devin ou du Magicien,
le quadrilatère des Nonnes,
le palais du Gouverneur,
la maison des Tortues dédiée au dieu de la pluie Chac.

Histoire antique

L'état des ruines d'Uxmal, soigneusement restaurées et entretenues à l'intention des touristes, peut donner l'impression fallacieuse que le site est bien connu. Reconstruire l'histoire d'Uxmal est en fait une entreprise délicate : on ne dispose que de sources ethno-historiques qu'il faut interpréter avec prudence et de données archéologiques insuffisantes.

Traditionnellement, Uxmal est associé au groupe maya des Xiu[2]. S'il faut en croire un arbre généalogique que les Xiu rédigèrent en 1557 à l'intention de la couronne espagnole pour prouver l'ancienneté de leur lignage, leur ancêtre Hun Uitzil Chac Tutul Xiu aurait été le fondateur d'Uxmal[3]. On retrouve également son nom cité dans les Livres de chilam Balam, à la tête des Xiu qui se seraient établis à Uxmal au cours du Katun 2 Ajaw (que l'on identifie à l'an 751 de notre ère. Les Xiu auraient régné sur la cité jusqu'au Katun 10 Ajaw (928)[4]. L'archéologie ne nous a livré que le nom d'un seul souverain d'Uxmal, Chan Chaak K'ak'nal Ajaw, également connu dans la littérature archéologique sous le nom de Seigneur Chac, qui a construit quelques-uns des plus grands monuments d'Uxmal entre 895 et 907, notamment le Quadrilatère des Nonnes et le Palais du Gouverneur. Le glyphe de son nom apparaît dans une inscription de la cité voisine de Kabah. Il est représenté en tenue guerrière sur la célèbre Stèle 14, foulant aux pieds deux captifs nus. Il existe diverses indications d'interaction entre Uxmal et Chichen Itza. Le nom d'un souverain de cette dernière cité, Kakupacal, apparaît à Uxmal. La découverte des ruines d'un temple rond, qui rappelle le Caracol de Chichen Itza, va dans le même sens[5]

Bien que la chronologie reste floue[6], ces données permettent d'esquisser une histoire d'Uxmal. La région est restée longtemps peu peuplée, malgré la fertilité du sol de la vallée de Santa Elena: les cénotes y sont moins nombreux qu'ailleurs dans le Yucatan et l'eau est rare. La situation change au VIIIe siècle grâce à un progrès technique: la construction de chultuns, des citernes souterraines où l'on peut stocker l'eau. Uxmal n'est d'abord qu'un centre Puuc parmi d'autres qui connaissent une importante croissance par immigration. Des chroniques maya postérieures de plusieurs siècles nous racontent l'arrivée des Xiu en provenance du sud. Leur origine exacte demeure un sujet de discussion. Uxmal s'affirme à la fin du IXe siècle et devient le centre d'un état régional, sans doute avec l'appui de Chichen Itzá, sous le règne de Chaak K'ak'nal Ajaw. Une intense activité architecturale à Uxmal coïncide avec une diminution de cette activité dans les petits centres environnants, comme Oxkintok[7]. La splendeur d'Uxmal fut éphémère : au milieu du Xe siècle, plus aucun monument d'importance n'est édifié. Le mur d'enceinte construit autour du centre de la cité semble indiquer que les habitants d'Uxmal aient éprouvé le besoin de se protéger. Il se peut que les Itzaj aient conquis Uxmal. La céramique Cehpech fait place à la céramique Sotuta, caractéristique de Chichen Itza. Une période de sécheresse intense constitue l'autre hypothèse pour expliquer le déclin de la cité.

Après la conquête espagnole du Yucatan (durant laquelle les Xiu s'allièrent avec les Espagnols), les premiers documents établis par les conquérants suggèrent qu'Uxmal, vers 1550, était toujours un centre d'une certaine importance, mais aucune cité espagnole n'y fut fondée et Uxmal fut bientôt abandonnée.

Description du site
Même avant les travaux de restauration, Uxmal était dans un meilleur état de conservation que la plupart des sites mayas, grâce à la qualité inhabituelle de sa construction. La plupart des bâtiments ont été construits avec des pierres soigneusement taillées, évitant ainsi l'usage du plâtre. L'architecture maya égale ici celle de Palenque en élégance et en beauté. Le style architectural Puuc prédomine. Grâce à son état de conservation, c'est l'une des rares cités maya où un touriste peut avoir une bonne idée de ce à quoi pouvait ressembler un centre cérémoniel antique dans sa totalité.

Les bâtiments les plus significatifs sont :


Sculpture représentant Chan Chaak K'ak'nal Ajaw au-dessus de l'entrée du palais du Gouverneur. La tête manque. Le palais du Gouverneur [modifier]
Il a été commandité par Chan Chaak K'ak'nal Ajaw. Il incarne l'apogée de l'architecture Puuc. Il est supporté par une énorme terrasse de trois étages, de 181 mètres sur 153. Sur la partie ouest de cette terrasse se dresse le soubassement proprement dit du Palais. On accède à la façade principale du bâtiment par un escalier situé sur le côté est de ce soubassement. Le Palais, long de 98 mètres, large de 12 mètres et haut de huit est divisé en trois parties, séparées les unes des autres par deux hautes arches en encorbellement construites en retrait. La partie supérieure de la façade est décorée de motifs géométriques (carrés, grecques, bandes croisées...), de masques de monstre terrestre et de personnages, qui forment une mosaïque de près de 20 000 éléments[8]. Cette composition très élaborée converge vers une statue en haut-relief de Chan Chaak K'ak'nal Ajaw placée au-dessus de la porte centrale. La statue est encadrée d'une série de barres-serpent, un emblème de la royauté maya à l'époque classique. Le léger contre-fruit de cette partie de l'édifice accentue sa légèreté. On a émis l'hypothèse[9], sans qu'il n'en existe véritablement de preuve, que la grande terrasse sur laquelle se dresse le Palais avait été conçue pour un quadrilatère du même type que le Quadrilatère des Nonnes dont la réalisation aurait été abandonnée. Le raffinement de ce bâtiment, considéré comme le chef-d'œuvre de l'architecture Puuc, suscite une admiration que John Lloyd Stephens a bien exprimée: «Il n'y a ni rudesse ni barbarie dans les formes ou les proportions de cette construction. Bien au contraire, l'ensemble frappe par la beauté et la symétrie de son architecture.»[10]. L'architecte américain Frank Lloyd Wright le considérait quant à lui comme un des monuments les plus remarquables du continent américain.


La pyramide du Devin ou Pyramide du Magicien
il s'agit d'un temple en forme de pyramide inhabituelle : les niveaux de la pyramide sont ovales plutôt que rectangulaires ou carrés.


La pyramide du Devin. Vue nord ouest.
Coupe de la pyramide du Devin.Comme c'est le plus souvent le cas en Mésoamérique la pyramide a connu plusieurs phases de construction -cinq-, chacune venant se superposer à la précédente. La partie ouest du Temple I est encore visible à la base de la pyramide. Sur la façade ouest, un escalier très raide permet d'accéder au Temple IV construit en style Chenes[11]. L'escalier de la façade est mène au Temple V en style Puuc.


Le Temple I

Temple I – Zone remblayée.
Frise avec hiéroglyphes et des scènes en relief.L'élément le plus ancien est un bâtiment primitivement indépendant à l'est de la cour des oiseaux qui n'existait pas alors. Plutôt qu'un temple, il s'agit d'un bâtiment typique dans le style de Puuc classique de deux rangées parallèles de chaque fois 5 chambres. L'entrée centrale se trouve maintenant sous l'escalier occidental et n'est plus visible aujourd'hui.

Certaines chambres ont été probablement remplies pendant la construction de la dernière phase de la pyramide pour assurer la stabilité de l'édifice. Le linteau des portes était en bois, deux d'entre eux ont été retrouvées intacts. De l'un de ces linteau une Datation radiométrique donne les dates suivantes: 740-760 AD (Laboratoire n ° Hei 15 505, avec un intervalle de confiance de 1 sigma, ce qui correspond à 68% de probabilité que la date d'abattage de l'arbre dans cette période ).

La façade se compose de trois éléments: entre deux bandeaux, des colonnes basses, alternant avec des surfaces lisses sur l'ensemble du bâtiment. La surface de la paroi inférieure est remarquablement taillée et lisse. Entre les portes et les portes et les coins, se trouvent trois éléments, chacun avec trois colonnes qui s'étendent sur toute la hauteur du mur inférieur. La rangée de colonnes du mur ne correspond pas à celle de la base.

La corniche moyenne est exceptionnellement décoré de grands éléments monolithiques. Le bord inférieur est décoré d'éléments en forme de symboles « ik » («souffle») en forme de T. Suivent des motifs figuratifs, des vrilles, des poissons, des rubans et des textes hiéroglyphiques traversé d'os croisés. Enfin vient une rangée de colonnes.


Masques museau en dessous de l'escalier ouest du temple IV aujourd'hui inacessible.La surface du mur supérieur est lisse, mais a été cassé au-dessus des entrées. De grands masques Chaac, doublement empilés avec leur troncs caractéristique. Sous l'escalier d'entrée au centre, se trouvait une sculpture appelée Reina de Uxmal (la Reine d'Uxmal), parfaitement conservée. En fait, c'est le visage partiellement tatoué ou scarifié d'un personnage masculin, peut-être un prêtre, qui jaillit de la gueule d'un serpent stylisé. Cette statue a été enlevée pendant les travaux de restauration et se trouve actuellement au Musée national d'anthropologie. Il existait deux grands masques museau parfaitement conservés. Depuis la dernière restauration, ils ne sont plus visibles, le passage ayant été fermé pour stabiliser l'édifice. Les corniches supérieures ne sont pas conservées dans leur forme d'origine. Des éléments trouvés dans les décombres laissent à penser à un modèle similaire à celui de la corniche du milieu.

Le Temple II
La première section de la pyramide actuelle a été construite dans la deuxième phase. Le temple II, haut de 22 mètres, est décalé à l'est par rapport à la façade arrière du premier bâtiment qu'il recouvre en partie. Pour des raisons de stabilité les chambres arrières ont été partiellement comblées . Le temple de cette pyramide est positionnée à l'est de la plateforme, il se compose d'un portique, qui serait soutenu par huit colonnes (le nombre est de nature hypothétique, puisque les fouilles à l'intérieur de la pyramide, sont en cours).

L'accès à ce bâtiment se faisait par un large escalier situé à l'est. À une date ultérieure, le large portique a été divisé par 2 murs, dont chacun comprenait l'une des colonnes divisant l'espace en trois salles, La façade sur les côtés de la colonnade est lisse. Sur la paroi arrière du bâtiment s'élevait une cresteria (terme espagnol signifiant « frise ou crête ajourée » ) , qui peut aussi avoir appartenu au temple III, et qui est visible par une ouverture creusée par les archéologues dans le sol du temple V.

Le Temple III

Reste des escaliers vers le Temple III. Escalier vers le temple IV au dessus du le Temple I. Chaine de masques de dieux Chaac
Temple IV, Entrée et façade vue de l'ouest.Deux espaces(locaux) ont été ajouté plus tard au mur arrière de ce bâtiment (Temple III) escaliers dont ne subsistent que les traces. La moitié arrière de la salle avant et l'arrière ont été murées à une date ultérieure pour stabiliser le temple V. Le Temple a été complètement recouvert par des constructions ultérieures. Ce n'est que par un tunnel creusé par les archéologues au centre de l'escalier est qu'il a été découvert.

La façade de ce bâtiment a une corniche à deux pan inclinés et une corniche supérieure tripartite, correspondant au style traditionnel Puuc. Des tenons de pierre s'élèvent dans la moitié supérieure du mur comme support d'une décoration en stuc qui a disparu.

Le Temple IV

Pyramide du Devin. Façade ouest.Il est construit au-dessus du Temple III. Il est accessible du carré des oiseaux par un escalier qui passe sur la façade du bâtiment qu'il recouvre. L'accès à la pièce du milieu du temple I donnait sur un passage voûté aujourd'hui muré pour consolider le bâtiment. L'escalier a sur ses bords une chaîne continue de masques de dieux de la pluie Chaac.

Le bâtiment surprend par une façade et une entrée dans le style des entrées en « gueule de créature zoomorphe », style que l'on retrouve aussi dans la régions du Río Bec et du Chenes. L'intérieur est très haut: la voûte se situe à environ 4 mètres de haut. L'entrée était soutenue par deux linteaux de bois.

Le Temple V
Le plus récent et plus haut bâtiment comprend une chambre étroite dans le sens Nord-Sud et se trouve juste au dessus du Temple II au niveau du faite de la « crestéria » ( qui est visible par une ouverture pratiquée lors des fouilles ). Un nouvel escalier plus raide construit sur le côté est recouvre complètement le Temple II. Deux escaliers latéraux mènent au Temple V. ces escaliers sont remarquable car ils contournent à droite et à gauche la parties principales du Temple IV. La chambre au sommet a une entrée à l'ouest. On y accède aussi par le grand escalier est et deux plateformes étroites au nord et au sud.


Temple V, façade ouest.La façade ouest comprend deux rubans lisses qui encadrent des séries de colonnes. La surface de la paroi inférieure est composée des deux côtés de l'entrée unique de deux champs dentelé de croix obliques (chimez), au milieu de chaque champ se trouvait une statue, dont seuls demeurent les vestiges. Au delà les surfaces des mur sont lisses.



Templel V, façade est.La corniche du milieu est constitué d'une bande lisse, encadrée de deux pans inclinés. La surface supérieure du mur a quatre méandre desquels dépasse un tenon rectangulaire qui ont sans doute servi à porter une figurine. La corniche supérieure est ornée comme celle du milieu.

La façade est beaucoup moins décorée. La moitié inférieure du mur est lisse et séparée de la partie supérieure de la corniche par les trois bandes habituelles. Du mur de la paroi supérieure peu de choses peuvent être dites car il est très dégradé. Dans le prolongement de la ligne centrale de l'escalier ouest on peut voir la représentation d'une maison traditionnelle avec toit de feuilles de palmes. L'escalade de la pyramide n'est plus permis depuis l'ouragan Gilbert de 1988. Seul le bâtiment au rez de chaussée est ouvert aux visiteurs.

Le Quadrilatère des Nonnes
Quadrilatère des Nonnes.Le rectangle qui désigne Uxmal sur une carte espagnole de 1557 représente sans doute le quadrilatère des Nonnes[12]. Il s'agit donc d'un des édifices mayas les plus anciennement documentés par les Européens. On l'appelle Las Monjas en espagnol. Les Espagnols avaient tendance à donner ce surnom à des bâtiments possédant de nombreuses pièces rappelant les cellules d'un couvent, alors qu'il s'agissait en fait d'un palais du gouvernement. C'est le plus achevé des édifices d'Uxmal avec ses longs bâtiments décorés à l'intérieur comme à l'extérieur de sculptures très élaborées.

Il est formé de quatre édifices allongés disposés sur une plate-forme autour d'un patio de 65 x 45 m. Non seulement les quatre édifices se trouvent à des niveaux différents, mais ils diffèrent également par leur forme et leur décoration, tout en constituant un ensemble harmonieux.

L'édifice sud, construit au niveau du patio, est composé de deux galeries percées de portes intérieures et extérieures. Il y a huit portes de chaque côté, menant chacune à une pièce. Il est traversé en son centre par une arche à voûte en encorbellement donnant accès au patio. La partie inférieure lisse des murs est surmontée d'une frise de treillis alternant avec des représentations stylisées de huttes - appelées xanil nah par les Mayas modernes - disposées au-dessus des portes. Chaque hutte est surmontée d'un masque. Les panneaux de treillis alternent avec des pans de mur lisses ornés de trois colonnettes.


Édifice nord : sculpture de quetzal sur fond de treillis à motif floralL'édifice nord est le plus important du quadrilatère. Long de 81 m, il repose sur la plate-forme la plus élevée du quadrilatère. On y accède par un escalier large de 30 m, flanqué de deux petits édifices qui s'ouvrent par des piliers. Du côté sud, onze portes donnent accès à des chambres doubles. Il existe deux autres chambres doubles, l'une ouvrant à l'ouest, l'autre à l'est. la décoration est particulièrement compliquée. Le soubassement est décoré de colonnettes. La frise qui surmonte les portes est formée d'un treillis à motif floral et de grecques, interrompus par sept empilements de masques, surmontés d'un masque de Tlaloc, alternant avec des représentations de huttes au toit de chaume soulevé par le vent et orné de trois serpents à deux têtes. Chaque hutte était surmontée de masques. Aucun ne subsiste intact, bien qu'au XIXe siècle, Frederick Catherwood en ait représenté un complet. Sous chaque hutte se trouvait une sculpture formée de deux jaguars aux queues entrelacées, dont il ne subsiste qu'un exemplaire. De la statuaire en ronde-bosse qui ornait la frise, il ne reste que trois figures mutilées: un joueur de tambour, un captif et un quetzal. La façade arrière de l'édifice nord est beaucoup plus sobre : des panneaux de treillis à motif floral alternent avec des panneaux lisses. Ces derniers présentent une alternance de personnages - sans doute des captifs - et de têtes de serpent.


Frise de l'édifice estL'édifice est est long de 48 m. On y accède par un escalier. Il s'ouvre sur le patio par cinq portes. Par la porte centrale on accède à six pièces; par les quatre autres à des chambres doubles. La frise de la façade est formée d'un treillis sur lequel se détachent des trapèzes formés de huit serpents bicéphales et ornés chacun d'un masque difficile à identifier. Certains auteurs y voient une tête de hibou[13]. Seule la porte centrale est surmontée d'un empilement de masques à long nez.


Édifice ouest. Détail de la frise: empilement de masques au-dessus de la porte 6 et tête d'un des deux serpentsL'édifice ouest, long de 54 m, repose sur une plate-forme qui est au même niveau que l'édifice est. On y accède également par un escalier. l s'ouvre sur le patio par sept portes donnant accès à des chambres doubles. La façade était jadis ornée d'une superbe frise, dont la plus grande partie s'est effondrée. Jean-Frédéric Waldeck prétendait qu'elle était intacte à l'époque où il visita Uxmal, mais les dessins de cet amateur fantaisiste sont notoirement peu fiables. La reconstitution de cette somptueuse façade est donc basée sur les parties de la frise subsistant entre les portes 2 et3 et au-dessus de la porte 6. La reconstitution très poussée est basée sur l'hypothèse plausible que les décors étaient symétriques ainsi que sur l'emplacement des pièces retrouvées au pied de la façade. Sur un fond de treillis et de grecques se détache une décoration très élaborée. Au-dessus des portes 1 et 7 figure une hutte surmontée d'un masque. Sur le fond de grecques entre les portes 1 et 2 et entre les portes 5 et 6 étaient fixés des figures humaines actuellement fort mutilées et des têtes de serpent à plumes dont les corps s'entrelacent sur toute la longueur de la façade. De la gueule de chaque serpent émerge un visage. Au-dessus des portes 2 et 6 on retrouve des empilements de masques. La zone entre les portes 3 et 5 a été entièrement reconstituée. Au-dessus des portes 3, 4 et 5 des structures dont la reconstitution et l'interprétation sont donc entièrement hypothétiques. Selon Linda Schele et Peter Mathews, il s'agirait de palanquins. Il pourrait tout aussi bien s'agir de trônes. Au-dessus de la porte centrale (4), qui constitue l'axe de la composition, les archéologues ont placé sous un dais une statuette en ronde-bosse dont le corps est une carapace de tortue.

Le quadrilatère des Nonnes peut être considéré comme un ensemble microcosmique, c'est-à-dire un groupe d'édifices qui représentent le cosmos. Selon une hypothèse, basée sur la disposition des édifices les uns par rapport aux autres, l'édifice nord, le plus élevé correspondrait au monde céleste, l'édifice sud, le plus bas à l'inframonde et les édifices est et ouest, construits à un niveau intermédiaire au monde du milieu, c'est-à-dire le monde terrestre.

La Grande pyramide

Grande pyramide vue de la pyramide du Devin. Au premier plan la maison des tortues et à droite le groupe du pigeonnier.Juste à l’arrière du palais du gouverneur se dresse un pyramide à neuf degrés. De par son volume, c’est la plus grande d’Uxmal. La base du bâtiment est un carré d’approximativement 80 mètres de côté. Le bâtiment qui se trouve sur la plate-forme supérieure, accessible par un large escalier côté nord, a été nommé «Temple des Aras» à cause des reliefs représentant ces oiseaux qui ornent la façade. Ce bâtiment a eu 3 chambres dans sa partie avant et cinq dans sa partie arrière. L'accès aux trois chambres centrales de la partie arrière s’effectuait par les entrées situés devant sur par des masques zoomorphique d'un Chaac-Maske de grande taille. Les secteurs latéraux ont été maçonnés pour des raisons de stabilité. Seul le secteur central de la façade a été dégagé des débris lors des fouilles. Les trois autres faces n’ont qu’une seule chambre.

Façades
Détail de façade de la pyramide principaleLa décoration de la façade est extrêmement riche. Côté nord, la surface de paroi inférieure se compose de trois séries de méandres qui sont séparées par des représentations étroites. Entre les différents méandres des représentations de perroquets dans la partie plate. Rien n'a subsisté de la de paroi supérieure. Les coins de ce bâtiment sont formés par trois masques du dieu Chaac empilés les uns sur les l'autre. Les façades des autres côtés ne sont connues que par des fouilles d'exploration sur une petite échelle qui ont eu lieu en 1941. Cette fois-ci dans la moitié de paroi supérieure, des grands méandres alternent avec un bloc des croix placées en diagonale. La moitié de paroi inférieure est sans décoration. La corniche moyenne se compose d'excroissances de pierres. Dans une phase ultérieure, la pyramide a été agrandie jusqu'au niveau du toit des bâtiments, les quatre faces recouvertes et toutes les chambres ont été comblées. Cela et d'autres indices indiquent que sur la nouvelle surface, un grand bâtiment était projeté. Sa construction n’a pas été menée à son terme.


Des premières fouilles ont eu lieu en 1941. Le grand escalier et la façade au nord ont été dégagé et restauré vers 1969. Des installations pour le son et lumière ont aussi été installées. En 2009 sur la face nord une façade plus ancienne de style classique a été découverte. Cette vieille façade a été fermée pour des raisons de stabilité.

Le grand terrain de jeu de balle
Une inscription date l'inauguration de ce terrain de jeu de balle par Chan Chak K'ak'nal-Ajaw de 901.


Jeu de pelote. Vu côté sud.Le jeu de pelote se trouve entre les plates-formes du Quadrilatère des Nonnes au nord et le palais du gouverneur au sud. Il est orienté approximativement sur l'axe nord sud. Comme tous les jeux de pelote classiques tardifs il est formé de deux blocs de mur massifs entre lesquels se déroulait le jeu sur une surface en forme de H couché. L'espace entre les grands murs est de 34 × 10 mètres. La balle de caoutchouc rebondissait sur les mur latéraux de 7,4 mètres de haut. La surface des mur devait être très lisse.


Anneau reconstitué avec des morceaux d'origine.Un anneau en pierre était fixé au milieu de chaque mur. L'anneau actuel a été reconstitué à partir de fragments d'origine retrouvés sur place. La traduction des hiéroglyphes de l'anneau suggère (calendrier julien) la date du 9 janvier 905. La balustrade latérale devait avoir la forme d'un serpent à sonnettes. Au sommet des deux murs latéraux devaient se trouver des tribunes et bâtiments avec trois entrées dont on ne voit plus que la base. Le but du jeu était de faire passer la balle de caoutchouc au travers des anneaux. La balle ne pouvait être touchée qu'avec les genoux, les coudes, les hanches ou les fesses mais ni avec les mains ni avec les pieds. Ce jeu aurait parfois pris un caractère rituel et il pouvait servir à des fins divinatoires ou pour résoudre des conflits.


La Maison des Tortues


La maison des Tortues.La maison des Tortues ainsi appelée à cause de la présence de tortues dans la partie supérieure de sa corniche. C'est un bâtiment classique typique de style Puuc. Située sur la grande terrasse du palais du gouverneur quelques mètres au nord du palais sur une partie ajoutée ultérieurement. Un grand escalier au nord mène à de la terrasse et à la maison des tortues. Chacun des deux petits côtés et le côté sud ont 3 entrées. Le grand côté nord a une seule entrée. Les cotés est et ouest donnent sur 2 salles successives. La partie centrale est constituée de 3 pièces successives toutes en longueur. Chaque entrée est surélevée par rapport au niveau de la terrasse.


Escalier menant à la terrasse et à la maison des tortues.Les façades sont arrangées de façon classique : A la base un soubassement en pierres légèrement décalées puis une hauteur de mur lisse jusqu'aux linteaux de porte primitivement en bois. La corniche moyenne se compose de trois éléments: une surface lisse au milieu encadrée par des surfaces coniques sculptées au dessus et en dessous. Au dessus sont sculptées une série de colonnes. La corniche supérieure est comme la corniche moyenne avec en plus des tortues sculptées dans la partie centrale. La décoration des écailles de chaque tortue est différente. Dans la mythologie maya, la tortue serait associée à l'eau, la pluie et la terre. La qualité de construction est remarquable: elle rappelle beaucoup dans ses détails le palais du gouverneur. Vers 1968, la partie centrale, écroulée, a été reconstruite.

Le groupe du Pigeonnier

Le groupe du pigeonnier vu de la pyramide sud.Ce complexe est situé à l'ouest de Uxmal. Il a fait l'objet de lourdes restaurations depuis 2000. La partie la plus septentrionale donne un aperçu de son apparence d'antan. Ce complexe est l'un des plus anciens de Uxmal à en juger par la qualité et le traitement des pierres. Il a subi plusieurs modifications.

C'est une succession de 4 cours devant la pyramide sud. La Cour la plus au Nord comprend trois longs bâtiments. Seul le côté nord n'est pas bâti. Les deux bâtiments du côté est et du côté ouest de la cour sont fort endommagés. Ils avaient deux rangées pièces donnant sur les deux côtés. Seul le bâtiment du sud, également détruit, se compose d'une seule série de chambres. Sur sa face sud se trouve une autre cour avec un autre bâtiment percé, en son centre par une arche à laquelle on accède par un escalier.

La cours suivante est relativement étroite et il n'y a pas de bâtiment sur le côté. À l'est se trouve un accès direct à la Grande Pyramide. Au sud cette terrasse donne sur une autre terrasse plus large où se trouve le pigeonnier.

Le pigeonnier

Pigeonnier vu de la grande pyramide.
Vue par l'arche du pigeonnier sur l'arche murée du bâtiment sud et la pyramide sud.Ainsi appelé en raison du grand nombre d'ouvertures en forme de petites fenêtres sur la façade. Ce bâtiment est composé de deux rangées parallèles de chambres qui ne sont pas complètement symétriques: le côté sud a moins de chambres que le côté nord. Au milieu se trouve une arche qui conduit à la cour plus au sud.

La façade la mieux conservée est le mur central de deux séries de chambres. La partie médiane est lisse ajourée par des fenêtres. La partie supérieure est divisée en sections triangulaires en forme de pignons. Il n'en subsiste que sept. Les fenêtres réduisent la résistance au vent des façades. Au milieu de chaque pignon se trouve une surface lisse ou devait se trouver une figurine. Les pignons ont aussi des traces de fixation de figurines en stuc aujourd'hui disparues. Les façades des deux côtés n'existant plus, aucune description n'est possible.

Au sud une autre cour succède au pigeonnier. Des traces de construction sont visibles côté sud et ouest, tandis qu'a l'est se trouve la grande pyramide. Le bâtiment à l'ouest de la cour avait une façade simple qui laisse apparaître des colonnes dans les corniches et les parties supérieures des murs. Le bâtiment du sud a eu à l'origine deux séries de chambres des deux côtés et un passage dans le milieu, Il ressemble dans l'ensemble au pigeonnier. Il ne semble pas y avoir eu de crête faîtière. Le passage central a été bouché ultérieurement par une terrasse qui allait jusqu'à la hauteur du toit du bâtiment. Les chambres ont été comblées avec des débris et un escalier a été construit.

Pyramide sud vue de la grande pyramide.

La pyramide sud
Sur cette terrasse se trouve la pyramide sud qui surplombe le complexe du pigeonnier. Un long escalier conduit au sommet. Du temple qui s'y trouvait il ne reste que 2 chambres voutées relativement étroites. Il devait être constitué de 3 chambres sur le devant et 3 chambres plus étroites sur l'arrière. Cet arrangement se retrouve dans les temples de la région de Chenes plus au sud. Les murs sont relativement épais et partiellement faits de grosses pierres. Le mur de façade finissait plus haut en peigne de toit. Au sud de la pyramide se trouvent un autre bâtiment dont il ne subsiste que les traces. Cette partie du site n'a pas encore été nettoyée ou fait l'objet de fouilles archéologiques

Groupe du cimetière

Groupe du cimetière (bâtiments de l'ouest et pyramide Nord)
Cimetière bâtiments de l'ouestIl s'agit d’un quadrilatère typique d’Uxmal reposant sur une haute plate-forme. Au nord se trouve une pyramide à laquelle on accédait par un escalier situé sur la face sud et qui menait à un temple à chambre unique. L'accès au patio se faisait par un passage voûté au centre du bâtiment sud, comme c'est le cas ailleurs à Uxmal.

bâtiments ouest
Seule une partie des constructions sur le côté ouest de la cour est reconstituée. Au milieu se trouve un bâtiment étiré avec à l'origine trois entrées. Devant la plus grande entrée au centre, se trouve une large plate-forme. Les entrées conduisent dans une longue chambre subdivisée. Les deux entrées latérales ont été bouchées ultérieurement par une maçonnerie. Il existe une entrée côté sud, un élément assez rare dans l'architecture de la région. Les entrées possédaient à l'origine des linteaux en bois, ceux-ci ont été remplacés par des linteaux en béton armé.

Façades
La façade du bâtiment montre les caractéristiques de l’architecture Puuc ancienne : Le corniches moyennes sur les portes se compose de deux éléments, un volume avec un profil ver l'avant en diagonale vers le bas et un volume équivalent vers le haut. La corniche supérieure se compose d'une pierre faîtière en diagonale également vers le haut. Ces corniches s'interrompent sur l'entrée centrale et les coins. Là, des excroissances de pierre sortent de la façade et devaient être le support de décor en stuc. Sur le toit se trouve une cresteria encore en partie intacte, une paroi étroite avec des ouvertures qui a probablement été revêtue avec des décors en stuc.

Les deux bâtiments latéraux étaient deux fois plus petits que le bâtiment central. Il avaient aussi 3 entrées. Celui du nord s'est complètement effondré et de celui du sud ne subsiste que le mur arrière. Les éléments retrouvés laissent à penser que les deux constructions latérales avaient la même organisation de façade que le bâtiment central.

Plates-formes

Cementerio, plate-forme d'autel
Cementerio, plate-forme d'autelDans la partie nord du patio se trouvent les restes de quatre plates-formes basses dont les parois sont décorées d'os croisés, de têtes de mort et des personnages se trouvent sur la plate-forme. L'iconographie pourrait représenter les luttes des dirigeants d’Uxmal qui ont été célébrés dans ces monuments.

Ces plates-formes présentent des inscriptions hiéroglyphiques au-dessus de la décoration décrite dont les dates ne peuvent pas être déchiffrées.

La pyramide ronde (Pirámide Circular)

Intérieur de la pyramide rondeDans la partie occidentale d’Uxmal, une petite pyramide ronde a été excavée dans les années 1990. Il s'agit en réalité d’une plate-forme ronde étagée d'environ 18 mètres de diamètre et tout juste 2,5 mètres de haut. S’y trouve un bâtiment également rond avec une entrée du côté nord avec un escalier. Le bâtiment avait un mur d'au maximum 1 mètre de hauteur, sur lequel un toit et une paroi en matériel éphémère devaient être construits. Des traces montrent que le bâtiment a été détruit par le feu. Comme c'est le cas pour beaucoup d'autres ruines de la région Puuc, des objets précieux ont été retrouvés dans les débris du bâtiment. La comparaison avec des constructions semblables à d'autres endroits et la méthode de construction montrent que la pyramide ronde a été construite tardivement et qu'elle est liée aux bâtiments en forme de C, dont un est directement accolé à elle.

La maison de la Vieille
À environ 80 mètres au sud-est de la plate-forme du palais du Gouverneur se trouve un complexe non restauré de cinq bâtiments autour d'une cour. Le plus important est une pyramide surmontée d'un temple auquel on accédait par un escalier sur sa façade ouest. Cette partie du site n’a pas été fouillée. La partie moyenne et sud du bâtiment n'a probablement jamais été finie.

Maison de la Vieille
au nord Temple à mi-hauteur cresteria Figure à l'origine du nom de "Vieja"

La maison de la Vieille ( Casa de la Vieja en espagnol) est en fait à mi-hauteur du flanc nord ouest de la pyramide. Elle est de style Puuc ancien et compte ainsi parmi les plus vieux bâtiments de Uxmal. Ce bâtiment est sur une plus petite pyramide qui est plus ancienne que celle située derrière. Le bâtiment dont la moitié nord est écroulée, possédait deux chambres communiquant par une entrée à l'ouest. Les portes avaient des linteaux de bois. La partie subsistante de la crête faîtière montre sur le côté de nombreuses ouvertures et des tenons pour la fixation de décors en stuc disparus.

De nombreux autres bâtiments, certains de taille importante, parsèment le site d'Uxmal, dans différents états de conservation.

La majorité des inscriptions hiéroglyphiques se trouvent sur des stèles regroupées de manière inhabituelle sur une seule plate-forme. Les stèles dépeignent les anciens dirigeants de la cité ; certaines ayant été restaurées et redressées, cela prouverait qu'elles ont été volontairement renversées et brisées dans les temps anciens.

Un autre indice d'une guerre ou d'une bataille a été trouvé dans les restes d'un mur qui encerclait la plus grande partie du centre cérémoniel central.

Un sacbe relie Uxmal au site de Kabah, à 18 km au sud.

L'histoire contemporaine des ruines

Dessin de Frederick CatherwoodLe chroniqueur espagnol Antonio de Ciudad Real fut le premier à décrire les ruines lors du passage qu'il y fit en 1588. La première description détaillée des ruines a été éditée par Jean Fréderic Waldeck en 1838. John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood ont fait deux visites prolongées à Uxmal au début des années 1840, ramenant tant de plans et de schémas qu'ils auraient pu être employés pour construire une reproduction de la ville antique (malheureusement la plupart des schémas ont été perdus).

Désiré Charnay a pris une série de photographies d'Uxmal en 1860, à la suite de quoi l'impératrice Charlotte du Mexique décida de visiter Uxmal, et les autorités locales enlevèrent des façades antiques quelques statues et éléments architecturaux comportant des thèmes phalliques.

Sylvanus Morley a cartographié le site en 1909, en incluant quelques bâtiments précédemment ignorés.

Le premier projet du gouvernement mexicain de préservation du site date de 1927. Les restaurations commencèrent en 1936 sous a direction de José Erosa Peniche.

En 1930, Frans Blom a mené une expédition pour l'Université Tulane permettant de construire une reproduction du Quadrilatère des Nonnes à la foire mondiale de Chicago en 1933.

Anecdote : Lors de la visite de la Reine Elizabeth II du Royaume-Uni, le 27 février 1975, en plein milieu d'une cérémonie maya à Chac, un déluge torrentiel est soudainement tombé, en pleine saison sèche.

Deux hôtels et un petit musée ont été construits à côté des ruines de la ville antique.

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Labná

 

Labná se situe au sud ouest de l'État, au sud d'Uxmal.

Le site abrite un grand palais à deux étages, quelques temples pyramidaux et une sorte d'arc de triomphe décoré. L'architecture est de style Puuc et fait un usage excessif de structures imbriquant des pierres taillées sur mesure et de peintures dont notamment des masques de Chac, le dieu de la pluie au long nez.

Le site a été construit au cours de la période classique finale. Une date correspondant à 862 est inscrite dans le palais.

La première référence écrite sur Labná est due à John Lloyd Stephens qui visita le site avec l'artiste Frederick Catherwood en 1842.

Le site est ouvert pour des visites touristiques.


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Kabah

 

Kabah est un site archéologique maya du sud-est de l’État du Yucatan au Mexique. Kabah se trouve au sud de Uxmal, et y est reliée par une grande route ou Sacbé de 18km de long et 5 mètres de large avec une arche monumentale à chaque extrémité. Kabah est le second plus grand cite archéologique de la région Puuc après Uxmal.

Le nom « Kabah » serait une dénomination archaïque pour « main forte ». C’est un nom précolombien du site mentionné dans une chronique maya . Un autre nom est « Kabahaucan » soit « serpent royal dans la main ». Cette région était habitée au milieu du IIIème siècle av J.C. La majorité des bâtiments visibles ont été construits entre le VIIème et le XIème siècle. Une date sculptée sur un linteau de porte donne la date de 879, soit approximativement la période la plus florissante de la cité. Une autre date sculptée suivant le style Maya classique est 987. Kabah a été abandonnée ou au moins aucun nouveau bâtiment cérémoniel n’a été construit après le XE siècle. Lors de fouilles récentes des traces d'occupation au Postclassique ont été découvertes[1].

Le site de 3 km2 est traversé de part en part par la route moderne.

Il comprend plusieurs palais, des bâtiments de pierre peu élevés et des pyramides à étages. La plupart sont de style Puuc, mais certains sont de style "Chenes". La région est parsemée de ruines encore recouvertes par la forêt. Le site possède un grand nombre de panneaux sculptés, linteaux et portes et encadrements de porte dont beaucoup ont été enlevées pour être placés dans des musées. Les sculptures représentent les dirigeants de la cité et des scènes de guerre. Un programme pour restaurer davantage de bâtiments ainsi que des fouilles sont en cours sous la direction de Ramon Carrasco. Kabah a été déclaré parc national du Yucatan en 1993.

A l'ouest de la route se situent des monuments secondaires ainsi que l'arc qui constitue le point d'arrivée du sacbé venant d'Uxmal. Déjà effondré à l'époque où John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood visitèrent le site, il a été restauré en 1953-55. À l'est de la route se situe le monument le plus connu de Kabah, la structure 2C6, mieux connue sous le nom de «Codz Poop». Aussi appelé «Palais des Masques», cet édifice de 46 m de long construit sur une plate-forme de 3 m, est un exemple typique de style Puuc récent. Il contient dix chambres disposées par paires en cinq rangées de deux. On y accédait par cinq portes; seules trois survivent, une quatrième a été reconstituée. Contrairement à la plupart des édifices de style Puuc, l'entièreté - soubassement, mur et frise - de la façade principale, orientée ouest est ornée d'une succession ininterrompue de masques de pierre à «long nez» en forme de crochet, traditionnellement considérés comme des masques du dieu Chaac. Les masques du dieu de la pluie abondent sur d’autres bâtiments à travers tout le site. De l’encens (ou copal) a été découvert dans certains nez de pierre du dieu de la pluie. L'omniprésence du dieu Chaac « le protecteur des récoltes » à kabah et dans les sites voisins Puuc s'explique par de la rareté de l’eau dans la région. Il n’y a pas de cenote dans cette région sèche du nord du Yucatan. Les Maya y dépendaient uniquement de la pluie pour s’approvisionner en eau et des chultunes pour son stockage. [2] Un seul de ces nez a survécu intact. Les nez des masques du soubassement situés sous les portes servent d'escalier pour accéder aux chambres. Entre la première et la deuxième chambre de la paire centrale un nez particulièrement large et enroulé sur lui-même est à l'origine du fameux nom «Codz Poop», «natte enroulée». La façade est était originellement décorée d'une frise de nattes sur laquelle se détachaient des statues en ronde-bosse hautes de 2 m, traditionnellement appelées «rois de Kabah», dont deux se trouvent encore in situ. Les montants de la porte de la pièce 21 se composent chacun de deux panneaux de scènes en bas-relief: les scènes supérieures représentent des personnages armés d'un atlatl sans doute engagés dans une dance rituelle; les scènes inférieures l'humiliation d'un prisonnier. La crête faîtière est ornée de grecques scalaires.

Le site est sur la route fédérale 261 à quelques 140Km au sud de Méridaà proximité de Campeche et est une destination touristique populaire.

Histoire
L'histoire de Kabah est mal connue. À la fin du Classique récent, elle semble être un satellite de la cité voisine Uxmal. Un texte hiéroglyphique de Kabah qui mentionne le souverain de cette cité, Chan Chak K'ak'nal Ajaw et le sacbé long de 18 km relie qui Kabah à Uxmal pointent dans cette direction.

Les premières descriptions détaillées des ruines ont été publiées par John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood en 1843.

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Izamal

(Kinich-kakmo Pyramid)

Il a été construit dans la première période classique, entre l'an 250 à 600 Knich Kakmo qui veut dire `l'oeil-soleil`, parce que le culte du soleil a été rendue là-bas avec des offrandes de fleurs, fruits, animaux, et de l'encens. Il s'agit de la plus haute structure pré-hispanique dans le Yucatan, mesure 35 m (près de 115 pieds) de hauteur et la dimension de sa base de faire est la troisième plus grande pyramide au Mexique.

P.S: Pour connaitre l'histoire, ainsi que tout ce qu'il y a à visiter dans la merveilleuse petite ville d'Izamal, veuillez acceder à cette page: IZAMAL

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Tulum

 

Tulum (ou Tuluum) est un site archéologique d’une ancienne cité maya. Il se situe dans la péninsule du Yucatan, au sud-est du Mexique, (État du Quintana Roo) dans une région appelée la Riviera Maya le long de la mer des Caraïbes. Le site fait partie depuis 1981 du parc national Tulum.
La cité côtière de Tulum était une forteresse de commerçants alliée à la cité de Mayapan.

La fondation de la cité semble remonter à 564 comme l’indique certaines inscriptions. La cité maya de Cobá, dont l’apogée se situe vers 650 utilisait le site de Tulum comme un important port de pêche et peut être aussi de commerce pour les échanges vers d’autres cités de la région. Des artefacts en silex, des poteries de la péninsule du Yucatan, des objets en obsidienne ou en jade du Guatemala et des grelots et anneaux en cuivre du plateau central mexicain, démontrent l’importance de ces échanges. La structure 59 montre également l’empreinte du style de l’époque classique maya.

Mais la majeure partie des vestiges datent de la période postclassique tardive, c'est-à-dire après 1200. Certaines fresques découvertes à l'intérieur des bâtiments laissent suggérer une influence mixtèque.

De récentes analyses tendent à démontrer que Tulum eut un rôle majeur du XIIIe au XIVe siècle. L’archéologue Ernesto Vargas a montré que la cité se trouvait stratégiquement placée entre les provinces (kuchkabaloob) de Cochuah et Cozumel, ce qui, si on ajoute son édification sur le point le plus élevé de la Côte et son système de murailles défensives, l’ont placé dans un lieu inévitable pour n’importe quelle route commerciale et pour l’exploitation des importantes ressources maritimes de la région. Ernesto Vargas pense que Tulum était une cité (batabil) indépendante des autres cités de la région.

Comme le montrent les fresques peintes et certains bas-reliefs, Tulum semble avoir été un site majeur dédié au culte du Dieu Plongeur.

Tulum fut un centre religieux et commercial prospère à partir de 1200 environ, jusqu'à la conquête espagnole.

La cité était encore habitée par les populations maya lors de l'arrivée des conquistadors espagnols, mais elle fut abandonnée au cours du XVIe siècle. Jusqu'au début du XXe siècle, certains villageois des environs avaient l'habitude d'apporter des offrandes à Tulum, mais les visites continues des touristes provoquèrent la fin de cette pratique.

Histoire du site
Cette cité maya a été identifiée comme ayant eu pour nom originel Zamá, ce qui signifie la cité de l’aube. Tulum est aussi un mot maya signifiant barrière ou clôture, ce qui se comprend aisément puisque la cité est entourée d’épaisses murailles protectrices.

Le premier à identifier la cité fut Juan Diaz, en 1518, qui appartenait à l’expédition de Juan de Grijalva. Il la décrivit comme une cité riche et magnifique à l’image de Séville en Espagne. Mais la première étude détaillée du site fut réalisée par les célèbres explorateurs John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood qui publièrent en 1843 le livre « Incidents of Travel in Yucatan ».


Temple principal Le Castillo à Tulum (Catherwood, 1844)De nos jours des milliers de touristes viennent quotidiennement visiter les ruines dans le cadre d’excursions organisées par les hôtels et Tours operators de la région. Tulum est le 3e site archéologique le plus visité du Mexique après Teotihuacan et Chichen Itza et juste devant Monte Albán.


Plage du site archéologique. Visite du site
Le site de Tulum paraît modeste et peu étendu (6 km le long de la côte), surtout si on le compare avec ceux de Cobá ou de Chichen Itza mais il est édifié dans un site naturel exceptionnel, en bordure de la mer des Caraïbes mexicaine aux couleurs turquoise et sur un promontoire rocheux qui met les bâtiments particulièrement en valeur. La plupart des monuments avaient des fonctions cérémonielles. Des traces de peinture de couleur rouge peuvent être observées sur certains édifices. Cela suggère qu’ils étaient peints durant la période maya.

Muraille
La muraille ceint le centre de la cité des côtés Ouest et Nord-Sud. Le côté Est se trouve en bordure de mer et bénéficie d’une petite falaise naturelle protectrice. On dénombre 5 accès et deux tours d’observation. Cela montre à quel point on souhaitait protéger le cœur de la cité. Un nombre très important d’habitations se trouvaient à l’extérieur de la muraille. À l’intérieur de la cité on observera les traces d'une seconde muraille de protection.


Le Castillo

Bâtiment le plus élevé du site, que le conquistador Bernard Diaz décrivit comme une « Tour », on le remarque aussi par sa situation et la façade singulière du temple supérieur. Celui-ci possède trois accès décorés de colonnes serpentines, d’une représentation du Dieu plongeur et de deux médaillons zoomorphes aux angles.

L’aspect actuel du monument est le résultat de plusieurs étapes distinctes de construction. La plus récente est représentée par les deux petits temples placés de chaque côté de l’escalier principal. Devant on remarque une plateforme peut-être destinée à certaines danses ou processions et sur les côtés d’autres bâtiments complémentaires à la structure d’ensemble et parmi lesquels il faut mentionner le Temple des Séries Initiales où est inscrite la date la plus récente du site.

Temple du Dieu plongeur
Situé au nord du site, il se compose d’un petit soubassement sur lequel fut construit un temple orné de l’image du Dieu plongeur, élément principal de l’iconographie du site.

Chaussée principale
C’est une véritable rue bordée de divers édifices résidentiels. Le plus important d’entre eux est le Temple des fresques.

Temple des fresques
A l'origine il s’agit d’une construction accompagnant une habitation entourée par un portique sur trois côtés. Les fresques conservées sur ses murs dépeignent selon l’archéologue Arthur Miller, une série d’êtres surnaturels vivant dans l’inframonde (Xibalba), qui durant quelques instants apparaissent entre l’obscurité et la lumière. Ces fresques constituent l’un des témoignages picturaux les plus importants de la période maya avec ceux de Bonampak et San Bartolo. Les angles du bâtiment sont ornés de gravures et sculptures remarquables, que l’on associe à Kukulkán, le dieu serpent à plumes des mayas.

Autres monuments
Casa de las columnas et Casa del Halach Uinik Elles sont situées dans le secteur de la chaussée principale et constituent des exemples intéressants de l’architecture résidentielle de Tulum.

Casa del cénote Les cénotes sont des puits d’eau douce naturels, résurgence des nappes phréatiques de la péninsule du Yucatan. Pour les mayas ces sites était sacrés car non seulement ils apportaient une source de vie indispensable : l’eau, mais ils étaient aussi des portes d’entrée vers chibalba (l’inframonde). Tulum possède, au Nord du site, un cénote qui a été protégé par un ensemble de constructions accolé à la muraille défensive. Ce qui en montre son importance.

Ensemble de Kukulcán Situé juste au Nord du Castillo, il comprend diverses structures mineures, dont la plus notable est le Temple du Dieu du vent. Il fut appelé ainsi en raison de son soubassement arrondi traditionnellement rattaché à Kukulcán, Dieu des vents ou à Ehécatl (Dieu aztèque du vent).

Stèle 1 Stèle maya traditionnelle portant des inscriptions dont une date correspondant à l’année 564 après J-C.

Structure 59 Monument comportant des éléments stylistiques caractéristiques de la période maya du Classique ancien (400 à 500 après J-C.).

Plage On observera la petite baie qui permettait facilement d’accéder à la mer pour tous les bateaux destinés à la pêche et au commerce.

Informations sur le site
Le site archéologique de Tulum est situé à 3 km d’une petite ville du même nom. L’ambiance y est tranquille et détendue. Même si Tulum appartient à l’ensemble touristique appelé Riviera Maya, cette bourgade a su se préserver de l’urbanisation exponentielle de Playa del Carmen (situé à 55 km) ou encore de Cancún (130 km). La ville de Tulum développe une zone hôtelière mais dans un esprit beaucoup plus respectueux de la nature et du développement durable.

Le site possède une superbe plage en contrebas du Castillo, à laquelle on accède facilement par un bel escalier en bois. Après avoir parcouru les ruines dans la chaleur pesante il est très agréable de s’offrir un moment de rafraîchissement et d’amusement dans les vagues de la mer des caraïbes.


Voladores de PapantlaLe tarif du billet d'entrée est de 51 pesos, si vous voulez prendre des photos ou filmer il y a une taxe de 41 pesos et le site est ouvert 365 jours par an de 8h à 19h en été et de 8h à 17h en hiver. Un stationnement surveillé et payant se trouve à l’entrée du site. À cet endroit a été développé une zone commerciale abritant des boutiques de souvenirs et des snacks bars. Un groupe folklorique organise un impressionnant spectacle de voltige traditionnel de l’État de Veracruz, appelé les « Voladores de Papantla ». Le chemin d’accès entre l’entrée du site et l’entrée des ruines fait près de 1 km. Il existe un petit train faisant les navettes pour la somme de 20 pesos aller-retour.

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