Chichén Itzá est une ancienne ville
maya située entre Valladolid et Mérida
dans la péninsule du Yucatán, au Mexique.
Chichén Itzá était probablement
le principal centre religieux du Yucatán
et reste aujourdhui lun des sites archéologiques
les plus importants et les plus visités de
la région. Le 7 juillet 2007, l'endroit a
été désigné comme l'une
des sept nouvelles merveilles du monde après
un vote organisé par la New Seven Wonders
Foundation.
La présence d'une cité maya à
cet endroit est due à la présence
de deux puits naturels (cénotes) qui constituaient
un trésor inestimable dans cette région
dépourvue d'eau. Le site doit d'ailleurs
son nom à cette source d'eau souterraine
: Chi signifie « bouche » et Chén,
« puits ». Itzá (« sorcier
de l'eau » en maya yucatèque) est le
nom du groupe qui, selon les sources ethnohistoriques,
constituailt la classe dirigeante de la cité.
À plus d'un égard chichen Itzá
demeure une énigme: sa chronologie, à
cheval sur le Classique terminal et le Postclassique
ancien, demeure floue; l'identité des Itza
est incertaine et, surtout, la nature exacte des
liens indéniables entre la cité maya
et le Mexique central fait toujours l'objet de débats.
Histoire moderne du site
Alfred Maudslay à Chichen ItzaÀ l'époque
de la Conquête, les Conquistadors espagnols
firent du site la première capitale du Yucatán
(1532), mais l'abandonnèrent rapidement.
Au milieu du XIXe siècle, Chichen Itzá
fut exploré par John Lloyd Stephens et Frederick
Catherwood. En 1894, Edward Herbert Thompson fit
l'acquisition de la plantation sur laquelle se trouvait
le site. Il fut le premier à remonter des
artefacts maya à la surface du Cenote (1904),
d'abord en le draguant, ensuite en plongeant en
scaphandre. Le produit des fouilles fut expédié
au Peabody Museum. Suite à une plainte de
Teobert Maler, le gouvernement mexicain réclama
la restitution de ces trésors archéologiques.
En 1944, La Cour suprème du Mexique rendit
un jugement en faveur de Thompson. En 1959, eu égard
au ressentiment persistant des Mexicains, le Peabody
Museum restitua une partie des objets. Des fouilles
scientifiques de grande envergure furent menées
au XXe siècle par la Carnegie Institution,
notamment sous la direction de Sylvanus Morley.
Les principaux
vestiges du site
Même le visiteur le moins averti ne manquera
pas de noter que deux secteurs à l'architecture
fort différente coexistent à Chichen
Itzá: le secteur sud, parfois appelé
«Vieux Chichen», dont les édifices
sont proches de ceux des cités Puuc d'uxmal,
Kabáh ou Labná, et un secteur nord,
parfois appelé «Nouveau Chichen»,
aux bâtiments plus imposants, qui ressemblent
à ceux du Mexique central, et plus particulièrement
Tula, la capitale des Toltèques. Les appelations
«Vieux Chichen» et «Nouveau Chichen»
renvoient à la théorie Maya-toltèque,
qui voit les deux styles se succéder dans
le temps.
Le secteur nord est dédié à
Kukulkán, le serpent à plumes. Il
est composé de nombreux édifices dont
les plus importants sont :
la grande pyramide (Castillo) ;
le Caracol ou Observatoire ;
le Grand Terrain de jeu de balle ;
le Cénote sacré[5];
l'Ossario (ossuaire) ou tombe du Grand Prêtre
;
le Groupe des mille colonnes ;
le Temple des Guerriers ;
le Tzompantli
L'Iglesia Le secteur sud est composé d'édifices
plus modestes:la Casa Colorada
la Casa del Venado
l'Iglesia (l'Église)
le Quadrilatère des Nonnes
En de nombreux endroits, on peut déceler
des traces de peinture qui révèlent
que contrairement à laspect uniformément
gris que le site nous propose de nos jours, il avait
été autrefois peint dans des couleurs
vives.
El Castillo
Le Castillo en 1843 à l'époque de
John Lloyd Stephens et Frederick CatherwoodL'édifice
le plus important et le plus spectaculaire du site
est une grande pyramide en terrasses, appelée
Castillo (château en castillan) par les conquistadors
espagnols. Dune hauteur de 24 mètres
du sol à la plateforme supérieure,
il ne sagit pas de la plus haute de la région
(elle est par exemple moins élevée
que celle de Uxmal, haute de 40 m) mais c'est celle
qui est dans le meilleur état de conservation
(il n'est d'ailleurs plus possible de grimper jusqu'au
sommet, et ce, depuis 2007, dans un esprit de conservation).
Du sommet de la pyramide, on peut toutefois voir
tous les autres édifices du site ainsi que
la forêt environnante, d'une superficie de
300 hectares. La légende veut qu'à
la fin du Xe siècle, Chichén Itzá
ait été occupée par les Toltèques
conduits par le légendaire Quetzalcoatl,
le Serpent à Plumes, chassé par une
faction rivale de la capitale toltèque, Tula,
au nord de l'actuelle Mexico. Le Castillo, attribué
à ces étrangers, présente des
innovations architecturales qui tournent autour
du thème du Serpent à Plumes.
La pyramide a une base carrée et une vocation
calendaire. En effet, la civilisation maya a développé
à un degré très avancé
lastro-architecture qui consiste à
allier les connaissances astronomiques au savoir-faire
architectural.
Ainsi, la pyramide présente quatre faces
chacune divisée en neuf plateaux et portant
quatre escaliers ayant chacune 90 marches, et non
91 comme le croit un grand nombre de personnes,
en effet les marches ont été numérotées
récemment afin de mettre fin aux rumeurs.
Lorientation et la construction de la pyramide
sont telles qu'au moment précis des équinoxes
de printemps et d'automne, le soleil produit avec
les arêtes de la pyramide une ombre portée
qui font croire que les grosses têtes de serpents
au pied des escaliers de la pyramide sont prolongées
par le corps ondulé d'un serpent. Ce serpent
n'est autre que le dieu Kukulkan ou « serpent
à plumes ». Ce phénomène
provoque un afflux très important de touristes
à cette époque.
Chac-Mool de la substructure du Castillo.La pente
des escaliers est assez raide et si lascension
pose généralement peu de problème,
le vertige contraint fréquemment les visiteurs
à saider dune corde installée
spécialement à cet effet pour la descente.
Mais depuis 2005, il est interdit de monter sur
la pyramide à cause de plusieurs décès.
La grande pyramide fut érigée par-dessus
une plus petite, préexistante: en 1936, les
archéologies ont retrouvé cette substructure
enfouie sous l'édifice que les touristes
admirent actuellement. À son sommet se trouve
un petit temple en bon état de conservation
qui contient un trône de pierre sculpté
en forme de jaguar aux yeux de jade auquel fait
face un chac-mool, sur lequel on déposait
des offrandes. Un tunnel très étroit
dont lentrée est située sous
lescalier permet dy accéder.
La seul face différente de toutes les autres
est la face Nord, qui comporte deux petites ouvertures
sur le côté. Lorsque l'on frappe des
mains un cri d'oiseau en revient.
L'observatoire
L'observatoire astronomique de Chichén Itzá.Lobservatoire
(également appelé caracol ou escargot
en espagnol) fait face à la grande pyramide
et permettait aux mayas détudier le
mouvement des étoiles dont ils avaient une
connaissance très précise. Il permet
aussi de voir la planète Vénus attribuée
au dieu Kukulcan (Dieu principal Maya).
Grand
terrain de jeu de balle
Juego de pelota. Ruine de style Maya Toltèque,
où se déroulait le jeu de balle.John
Lloyd Stephens fut le premier à identifier
une structure qu'il baptisa «Gymnase»
ou encore «Court de tennis». sa disposition
lui rappela celle d'une structure semblable, équipée
d'anneaux, à Uxmal, qu'il pensait destinée
à des «jeux publics». Il fit
ensuite le rapprochement avec un texte du chroniqueur
espagnol Herrera décrivant le «tlachtli»,
le jeu de balle tel qu'il était pratiqué
par les Aztèques à l'époque
de la conquête espagnole. Stephens conclut
fort judicieusement qu'un jeu fort semblable existait
à Chichen Itzá[6]. il s'agit effectivement
non seulement du plus grand terrain de jeu de balle
de chichen Itzá - qui en compte treize, mais
du plus grande de toute la Mésoamérique[7].
Les dimensions exceptionnelles du Grand terrain
de jeu de balle de Chichén Itzá amènent
les archéologues à penser qu'il s'agissait
ici plus dune cérémonie que
dun sport. On pense, en s'appuyant notamment
sur les grandes fresques en bas reliefs qui entourent
le terrain, que lors des grandes fêtes une
équipe représentant les forces de
l'inframonde (symbolisées par des jaguars)
affrontaient une équipe représentant
la lumière (sous la forme d'aigles) avec
une balle en caoutchouc. Le match pouvait s'étendre
sur plus d'un jour et selon les explications des
guides sur place, la tête du capitaine de
l'équipe gagnante était tranchée
par le capitaine de l'équipe perdante. Pour
les mayas, c'était un grand honneur ; la
tête était ensuite empalée dans
le mur prévu à cet effet juste à
côté du stade de pelote. Le terrain
de pelote présente des caractéristiques
acoustiques surprenantes. Si l'on produit un son
(par exemple en claquant dans ses mains) à
droite du terrain, on peut entendre 7 échos.
De l'autre côté, en se positionnant
à la gauche, on peut entendre 9 échos.
Les chiffres 7 et 9 étaient magiques pour
les mayas et apparaissaient fréquemment dans
les structures des constructions de cette civilisation.
Le temple des
guerriers
Le Temple des Guerriers JaguarLe temple des guerriers
du jaguar possède des fresques qui relatent
la conquête de la péninsule par les
Toltèques. L'entrée du temple qui
est construit sur une pyramide est délimitée
par deux magnifiques piliers, terminés à
la base par deux énormes têtes de serpents
et précédés par un chaac-mool
: cet étrange personnage est sculpté
dans la pierre dans une position à moitié
couchée et reposant sur les coudes, de telle
sorte qu'il soutient sur le ventre un plateau destiné
à recevoir les offrandes faites au dieu (les
curs des victimes sacrifiées). Tout
près du temple des guerriers se dresse le
temple des mille colonnes, chacune d'elles étant
taillée en forme de serpent à plumes.
Le cénote
sacré
Cénote Sacré.Un sacbé conduit
à 300 m vers le nord, au cénote sacré,
de 60 m de diamètre et 20 m de profondeur.Des
dragues effectuées dans le cénote
ont permis de mettre au jour de nombreux objets
d'or et de jade ainsi qu'un nombre important dossements
(en particulier de jeunes enfants). Ces découvertes
ont donné lieu à de très nombreuses
interprétations. Certains y ont vu la barbarie
dun peuple sanguinaire pratiquant les sacrifices
humains pour apaiser le dieu de la pluie Chac en
période de sécheresse : de jeunes
vierges chargées de précieux ornements
auraient été précipitées
au fond du puits au cours d'une cérémonie
solennelle qui se déroulait au lever du jour.
Dautres estiment aujourdhui quil
sagissait peut-être denfants décédés
très jeunes et dont le sacrifice avait pour
but de permettre la purification ou la résurrection.
La version des historiens du pays est toute autre,
puisque les fouilles n'ont mis au jour qu'une centaine
de corps (devinés grâce aux ossements
repêchés) ce qui signifie seulement
100 sacrifices pendant toute leur présence.
De plus, il s'agissait souvent de prisonniers et
assez rarement de volontaires. Les ossements retrouvés
sont majoritairement masculins, ce qui met fin au
mythe du sacrifice de jeunes vierges.
Il arrivait occasionnellement qu'une victime réussisse
à se maintenir à la surface et à
survivre jusqu'à midi, auquel cas il était
repêché en tant que sauvé des
dieux et sa parole était alors écoutée
par les prêtres comme prédiction.
Depuis des siècles,
la ville qui porte le nom d'un des souverains était
enfouie dans une épaisse végétation
tropicale, complètement oubliée. L'explorateur
desire Charnay est passé par là en
1986 mais plus près de nous, à partir
de 1984 des chercheurs de USA et de LINA ont entrepris
des fouilles. Des 1994 les recherches et la conservation
du site sont sous la responsabilité de professionnels
du Yucantan chargés de dégager les
vestiges et de les remettre en état.
À moin de 20 Km de
Valladolid, Ek Balam occupe 12km, mais les bâtiments
principaux se trouvent dans une enceinte de seulement
1,25Km entourée de muraille de 3 mètres
d'épaisseur et de 1.5Mètres de hauteur.
Il sagit d'abord d'une double muraille qui se voulait
protectrice du site, ensuite une troisième
muraille entoure le centre de cet espace très
probablement siège du pouvoir et par la même
vouée au culte religieux. Cette zone sacrée
comprenait des temples et des résidences
de gouvernants, de prêtres, de commercant
et de courtisans.
L'un des bâtiments
principaux, le palais ovale
est couronné par un petit temple. Cette bâtisse
comporte plusieurs corps superposés et légèrement
ovales. C'est un endroit qui était destiné
aux cérémonies religieuses, hâbité
par des membres de la noblesse. Le peuple occupaient
des maisons en dehors de l'enceinte sacrées
construite de bois et de palmier. L'autre édifice
important est dénommé les
jumelles. Ce sont deux constructions
identiques, côte à côte, qui
se redressent sur une seule construction.
Le jeu de balle se trouve au milieu du
site, dans son intérieur a été
découvert une offrande importante constituée
par 90 vases en terre cuite.
La saison des fouilles 1998-2000
à été très féconde
même si l'accropole n'est exploré qu`a
50%, il a livré une partie incroyable de
ses trésors. La mise à jour des façades
révélatrices du génie Maya
dans toute sa splendeur.
Le tombeau du Roi Ukit Kan
Le K Tok, roi d'Ek Balam est parfaitement visible
sur les peintures murales. Ont peut l'admirer a
l'entré de la chambre 42, où il apparait
au centre, assis sur un trône entouré
de personnages peint dans une couleur différente..plus
foncé. En Janvier 2000 après 1 mois
de travail intense dans la chambre mortuaire du
Roi, les archéologues tombent finallement
sur l'offrande funéraire. L'emblème
de la ville, trouvée sur un tesson, leur
confirme qu'il s'agit bien d'une tombe royale. Les
autres fragments du récipient portent l'inscription.
Le vase pour boir le cacao d'Ukit Kan lek Tok identifient
le propriétaire du tombeau. Sur son squelette,
ils trouvents un couteau cérémonial
d'obsidiane et un sceptre ainsi que de nombreux
bijoux et jade. le tout confectionné avec
une grande finesse. L'examen approfondi des os du
roi montre qu'il est mort agé, ce qui porte
à croire que son royaume fut long et sans
doute prospère.
Uxmal
La pyramide du Devin
Pays Mexique
Subdivision État du Yucatán, municipalités
de Muna et Santa Elena
Région Amérique latine et Caraïbes
Uxmal est une antique cité maya de la période
classique. Uxmal est située dans l'État
mexicain du Yucatán, à 78 km au sud
de Mérida, et à 15 km au sud-est de
Muná.
Le nom d'Uxmal (prononcer « Ouchmal »)
vient d'un mot maya yucatèque qui signifierait
«Trois-fois-construites»[1]. Son essor,
son apogée et son déclin couvrent
une période assez brève aux IXe -
Xe siècles. Gouvernée par des dirigeants
compétents et stimulée par une alliance
de courte durée avec Chichen Itza, Uxmal
a maintenu son apogée pendant quelque cent
cinquante ans, d'environ 800 à 950 ap. J.-C.
L'architecture d'Uxmal est typique du style Puuc,
caractérisé par des façades
au niveau inférieur très dépouillé
et au niveau supérieur plus travaillé.
Les principaux édifices
du site sont :
la pyramide du Devin ou du Magicien,
le quadrilatère des Nonnes,
le palais du Gouverneur,
la maison des Tortues dédiée au dieu
de la pluie Chac.
Histoire antique
L'état des ruines d'Uxmal, soigneusement
restaurées et entretenues à l'intention
des touristes, peut donner l'impression fallacieuse
que le site est bien connu. Reconstruire l'histoire
d'Uxmal est en fait une entreprise délicate
: on ne dispose que de sources ethno-historiques
qu'il faut interpréter avec prudence et de
données archéologiques insuffisantes.
Traditionnellement, Uxmal est associé au
groupe maya des Xiu[2]. S'il faut en croire un arbre
généalogique que les Xiu rédigèrent
en 1557 à l'intention de la couronne espagnole
pour prouver l'ancienneté de leur lignage,
leur ancêtre Hun Uitzil Chac Tutul Xiu aurait
été le fondateur d'Uxmal[3]. On retrouve
également son nom cité dans les Livres
de chilam Balam, à la tête des Xiu
qui se seraient établis à Uxmal au
cours du Katun 2 Ajaw (que l'on identifie à
l'an 751 de notre ère. Les Xiu auraient régné
sur la cité jusqu'au Katun 10 Ajaw (928)[4].
L'archéologie ne nous a livré que
le nom d'un seul souverain d'Uxmal, Chan Chaak K'ak'nal
Ajaw, également connu dans la littérature
archéologique sous le nom de Seigneur Chac,
qui a construit quelques-uns des plus grands monuments
d'Uxmal entre 895 et 907, notamment le Quadrilatère
des Nonnes et le Palais du Gouverneur. Le glyphe
de son nom apparaît dans une inscription de
la cité voisine de Kabah. Il est représenté
en tenue guerrière sur la célèbre
Stèle 14, foulant aux pieds deux captifs
nus. Il existe diverses indications d'interaction
entre Uxmal et Chichen Itza. Le nom d'un souverain
de cette dernière cité, Kakupacal,
apparaît à Uxmal. La découverte
des ruines d'un temple rond, qui rappelle le Caracol
de Chichen Itza, va dans le même sens[5]
Bien que la chronologie reste floue[6], ces données
permettent d'esquisser une histoire d'Uxmal. La
région est restée longtemps peu peuplée,
malgré la fertilité du sol de la vallée
de Santa Elena: les cénotes y sont moins
nombreux qu'ailleurs dans le Yucatan et l'eau est
rare. La situation change au VIIIe siècle
grâce à un progrès technique:
la construction de chultuns, des citernes souterraines
où l'on peut stocker l'eau. Uxmal n'est d'abord
qu'un centre Puuc parmi d'autres qui connaissent
une importante croissance par immigration. Des chroniques
maya postérieures de plusieurs siècles
nous racontent l'arrivée des Xiu en provenance
du sud. Leur origine exacte demeure un sujet de
discussion. Uxmal s'affirme à la fin du IXe
siècle et devient le centre d'un état
régional, sans doute avec l'appui de Chichen
Itzá, sous le règne de Chaak K'ak'nal
Ajaw. Une intense activité architecturale
à Uxmal coïncide avec une diminution
de cette activité dans les petits centres
environnants, comme Oxkintok[7]. La splendeur d'Uxmal
fut éphémère : au milieu du
Xe siècle, plus aucun monument d'importance
n'est édifié. Le mur d'enceinte construit
autour du centre de la cité semble indiquer
que les habitants d'Uxmal aient éprouvé
le besoin de se protéger. Il se peut que
les Itzaj aient conquis Uxmal. La céramique
Cehpech fait place à la céramique
Sotuta, caractéristique de Chichen Itza.
Une période de sécheresse intense
constitue l'autre hypothèse pour expliquer
le déclin de la cité.
Après la conquête espagnole du Yucatan
(durant laquelle les Xiu s'allièrent avec
les Espagnols), les premiers documents établis
par les conquérants suggèrent qu'Uxmal,
vers 1550, était toujours un centre d'une
certaine importance, mais aucune cité espagnole
n'y fut fondée et Uxmal fut bientôt
abandonnée.
Description du site
Même avant les travaux de restauration, Uxmal
était dans un meilleur état de conservation
que la plupart des sites mayas, grâce à
la qualité inhabituelle de sa construction.
La plupart des bâtiments ont été
construits avec des pierres soigneusement taillées,
évitant ainsi l'usage du plâtre. L'architecture
maya égale ici celle de Palenque en élégance
et en beauté. Le style architectural Puuc
prédomine. Grâce à son état
de conservation, c'est l'une des rares cités
maya où un touriste peut avoir une bonne
idée de ce à quoi pouvait ressembler
un centre cérémoniel antique dans
sa totalité.
Les bâtiments les plus
significatifs sont :
Sculpture représentant Chan Chaak K'ak'nal
Ajaw au-dessus de l'entrée du palais du Gouverneur.
La tête manque. Le palais du Gouverneur [modifier]
Il a été commandité par Chan
Chaak K'ak'nal Ajaw. Il incarne l'apogée
de l'architecture Puuc. Il est supporté par
une énorme terrasse de trois étages,
de 181 mètres sur 153. Sur la partie ouest
de cette terrasse se dresse le soubassement proprement
dit du Palais. On accède à la façade
principale du bâtiment par un escalier situé
sur le côté est de ce soubassement.
Le Palais, long de 98 mètres, large de 12
mètres et haut de huit est divisé
en trois parties, séparées les unes
des autres par deux hautes arches en encorbellement
construites en retrait. La partie supérieure
de la façade est décorée de
motifs géométriques (carrés,
grecques, bandes croisées...), de masques
de monstre terrestre et de personnages, qui forment
une mosaïque de près de 20 000 éléments[8].
Cette composition très élaborée
converge vers une statue en haut-relief de Chan
Chaak K'ak'nal Ajaw placée au-dessus de la
porte centrale. La statue est encadrée d'une
série de barres-serpent, un emblème
de la royauté maya à l'époque
classique. Le léger contre-fruit de cette
partie de l'édifice accentue sa légèreté.
On a émis l'hypothèse[9], sans qu'il
n'en existe véritablement de preuve, que
la grande terrasse sur laquelle se dresse le Palais
avait été conçue pour un quadrilatère
du même type que le Quadrilatère des
Nonnes dont la réalisation aurait été
abandonnée. Le raffinement de ce bâtiment,
considéré comme le chef-d'uvre
de l'architecture Puuc, suscite une admiration que
John Lloyd Stephens a bien exprimée: «Il
n'y a ni rudesse ni barbarie dans les formes ou
les proportions de cette construction. Bien au contraire,
l'ensemble frappe par la beauté et la symétrie
de son architecture.»[10]. L'architecte américain
Frank Lloyd Wright le considérait quant à
lui comme un des monuments les plus remarquables
du continent américain.
La pyramide du Devin ou Pyramide
du Magicien
il s'agit d'un temple en forme de pyramide inhabituelle
: les niveaux de la pyramide sont ovales plutôt
que rectangulaires ou carrés.
La pyramide du Devin. Vue nord
ouest.
Coupe de la pyramide du Devin.Comme c'est le plus
souvent le cas en Mésoamérique la
pyramide a connu plusieurs phases de construction
-cinq-, chacune venant se superposer à la
précédente. La partie ouest du Temple
I est encore visible à la base de la pyramide.
Sur la façade ouest, un escalier très
raide permet d'accéder au Temple IV construit
en style Chenes[11]. L'escalier de la façade
est mène au Temple V en style Puuc.
Le Temple I
Temple I Zone remblayée.
Frise avec hiéroglyphes et des scènes
en relief.L'élément le plus ancien
est un bâtiment primitivement indépendant
à l'est de la cour des oiseaux qui n'existait
pas alors. Plutôt qu'un temple, il s'agit
d'un bâtiment typique dans le style de Puuc
classique de deux rangées parallèles
de chaque fois 5 chambres. L'entrée centrale
se trouve maintenant sous l'escalier occidental
et n'est plus visible aujourd'hui.
Certaines chambres ont été probablement
remplies pendant la construction de la dernière
phase de la pyramide pour assurer la stabilité
de l'édifice. Le linteau des portes était
en bois, deux d'entre eux ont été
retrouvées intacts. De l'un de ces linteau
une Datation radiométrique donne les dates
suivantes: 740-760 AD (Laboratoire n ° Hei 15
505, avec un intervalle de confiance de 1 sigma,
ce qui correspond à 68% de probabilité
que la date d'abattage de l'arbre dans cette période
).
La façade se compose de trois éléments:
entre deux bandeaux, des colonnes basses, alternant
avec des surfaces lisses sur l'ensemble du bâtiment.
La surface de la paroi inférieure est remarquablement
taillée et lisse. Entre les portes et les
portes et les coins, se trouvent trois éléments,
chacun avec trois colonnes qui s'étendent
sur toute la hauteur du mur inférieur. La
rangée de colonnes du mur ne correspond pas
à celle de la base.
La corniche moyenne est exceptionnellement décoré
de grands éléments monolithiques.
Le bord inférieur est décoré
d'éléments en forme de symboles «
ik » («souffle») en forme de T.
Suivent des motifs figuratifs, des vrilles, des
poissons, des rubans et des textes hiéroglyphiques
traversé d'os croisés. Enfin vient
une rangée de colonnes.
Masques museau en dessous de l'escalier ouest du
temple IV aujourd'hui inacessible.La surface du
mur supérieur est lisse, mais a été
cassé au-dessus des entrées. De grands
masques Chaac, doublement empilés avec leur
troncs caractéristique. Sous l'escalier d'entrée
au centre, se trouvait une sculpture appelée
Reina de Uxmal (la Reine d'Uxmal), parfaitement
conservée. En fait, c'est le visage partiellement
tatoué ou scarifié d'un personnage
masculin, peut-être un prêtre, qui jaillit
de la gueule d'un serpent stylisé. Cette
statue a été enlevée pendant
les travaux de restauration et se trouve actuellement
au Musée national d'anthropologie. Il existait
deux grands masques museau parfaitement conservés.
Depuis la dernière restauration, ils ne sont
plus visibles, le passage ayant été
fermé pour stabiliser l'édifice. Les
corniches supérieures ne sont pas conservées
dans leur forme d'origine. Des éléments
trouvés dans les décombres laissent
à penser à un modèle similaire
à celui de la corniche du milieu.
Le Temple II
La première section de la pyramide actuelle
a été construite dans la deuxième
phase. Le temple II, haut de 22 mètres, est
décalé à l'est par rapport
à la façade arrière du premier
bâtiment qu'il recouvre en partie. Pour des
raisons de stabilité les chambres arrières
ont été partiellement comblées
. Le temple de cette pyramide est positionnée
à l'est de la plateforme, il se compose d'un
portique, qui serait soutenu par huit colonnes (le
nombre est de nature hypothétique, puisque
les fouilles à l'intérieur de la pyramide,
sont en cours).
L'accès à ce bâtiment se faisait
par un large escalier situé à l'est.
À une date ultérieure, le large portique
a été divisé par 2 murs, dont
chacun comprenait l'une des colonnes divisant l'espace
en trois salles, La façade sur les côtés
de la colonnade est lisse. Sur la paroi arrière
du bâtiment s'élevait une cresteria
(terme espagnol signifiant « frise ou crête
ajourée » ) , qui peut aussi avoir
appartenu au temple III, et qui est visible par
une ouverture creusée par les archéologues
dans le sol du temple V.
Le Temple III
Reste des escaliers vers le Temple III. Escalier
vers le temple IV au dessus du le Temple I. Chaine
de masques de dieux Chaac
Temple IV, Entrée et façade vue de
l'ouest.Deux espaces(locaux) ont été
ajouté plus tard au mur arrière de
ce bâtiment (Temple III) escaliers dont ne
subsistent que les traces. La moitié arrière
de la salle avant et l'arrière ont été
murées à une date ultérieure
pour stabiliser le temple V. Le Temple a été
complètement recouvert par des constructions
ultérieures. Ce n'est que par un tunnel creusé
par les archéologues au centre de l'escalier
est qu'il a été découvert.
La façade de ce bâtiment a une corniche
à deux pan inclinés et une corniche
supérieure tripartite, correspondant au style
traditionnel Puuc. Des tenons de pierre s'élèvent
dans la moitié supérieure du mur comme
support d'une décoration en stuc qui a disparu.
Le Temple IV
Pyramide du Devin. Façade ouest.Il est construit
au-dessus du Temple III. Il est accessible du carré
des oiseaux par un escalier qui passe sur la façade
du bâtiment qu'il recouvre. L'accès
à la pièce du milieu du temple I donnait
sur un passage voûté aujourd'hui muré
pour consolider le bâtiment. L'escalier a
sur ses bords une chaîne continue de masques
de dieux de la pluie Chaac.
Le bâtiment surprend par une façade
et une entrée dans le style des entrées
en « gueule de créature zoomorphe »,
style que l'on retrouve aussi dans la régions
du Río Bec et du Chenes. L'intérieur
est très haut: la voûte se situe à
environ 4 mètres de haut. L'entrée
était soutenue par deux linteaux de bois.
Le Temple V
Le plus récent et plus haut bâtiment
comprend une chambre étroite dans le sens
Nord-Sud et se trouve juste au dessus du Temple
II au niveau du faite de la « crestéria
» ( qui est visible par une ouverture pratiquée
lors des fouilles ). Un nouvel escalier plus raide
construit sur le côté est recouvre
complètement le Temple II. Deux escaliers
latéraux mènent au Temple V. ces escaliers
sont remarquable car ils contournent à droite
et à gauche la parties principales du Temple
IV. La chambre au sommet a une entrée à
l'ouest. On y accède aussi par le grand escalier
est et deux plateformes étroites au nord
et au sud.
Temple V, façade ouest.La façade ouest
comprend deux rubans lisses qui encadrent des séries
de colonnes. La surface de la paroi inférieure
est composée des deux côtés
de l'entrée unique de deux champs dentelé
de croix obliques (chimez), au milieu de chaque
champ se trouvait une statue, dont seuls demeurent
les vestiges. Au delà les surfaces des mur
sont lisses.
Templel V, façade est.La corniche du milieu
est constitué d'une bande lisse, encadrée
de deux pans inclinés. La surface supérieure
du mur a quatre méandre desquels dépasse
un tenon rectangulaire qui ont sans doute servi
à porter une figurine. La corniche supérieure
est ornée comme celle du milieu.
La façade est beaucoup moins décorée.
La moitié inférieure du mur est lisse
et séparée de la partie supérieure
de la corniche par les trois bandes habituelles.
Du mur de la paroi supérieure peu de choses
peuvent être dites car il est très
dégradé. Dans le prolongement de la
ligne centrale de l'escalier ouest on peut voir
la représentation d'une maison traditionnelle
avec toit de feuilles de palmes. L'escalade de la
pyramide n'est plus permis depuis l'ouragan Gilbert
de 1988. Seul le bâtiment au rez de chaussée
est ouvert aux visiteurs.
Le Quadrilatère
des Nonnes
Quadrilatère des Nonnes.Le rectangle qui
désigne Uxmal sur une carte espagnole de
1557 représente sans doute le quadrilatère
des Nonnes[12]. Il s'agit donc d'un des édifices
mayas les plus anciennement documentés par
les Européens. On l'appelle Las Monjas en
espagnol. Les Espagnols avaient tendance à
donner ce surnom à des bâtiments possédant
de nombreuses pièces rappelant les cellules
d'un couvent, alors qu'il s'agissait en fait d'un
palais du gouvernement. C'est le plus achevé
des édifices d'Uxmal avec ses longs bâtiments
décorés à l'intérieur
comme à l'extérieur de sculptures
très élaborées.
Il est formé de quatre édifices allongés
disposés sur une plate-forme autour d'un
patio de 65 x 45 m. Non seulement les quatre édifices
se trouvent à des niveaux différents,
mais ils diffèrent également par leur
forme et leur décoration, tout en constituant
un ensemble harmonieux.
L'édifice sud, construit au niveau du patio,
est composé de deux galeries percées
de portes intérieures et extérieures.
Il y a huit portes de chaque côté,
menant chacune à une pièce. Il est
traversé en son centre par une arche à
voûte en encorbellement donnant accès
au patio. La partie inférieure lisse des
murs est surmontée d'une frise de treillis
alternant avec des représentations stylisées
de huttes - appelées xanil nah par les Mayas
modernes - disposées au-dessus des portes.
Chaque hutte est surmontée d'un masque. Les
panneaux de treillis alternent avec des pans de
mur lisses ornés de trois colonnettes.
Édifice nord : sculpture de quetzal sur fond
de treillis à motif floralL'édifice
nord est le plus important du quadrilatère.
Long de 81 m, il repose sur la plate-forme la plus
élevée du quadrilatère. On
y accède par un escalier large de 30 m, flanqué
de deux petits édifices qui s'ouvrent par
des piliers. Du côté sud, onze portes
donnent accès à des chambres doubles.
Il existe deux autres chambres doubles, l'une ouvrant
à l'ouest, l'autre à l'est. la décoration
est particulièrement compliquée. Le
soubassement est décoré de colonnettes.
La frise qui surmonte les portes est formée
d'un treillis à motif floral et de grecques,
interrompus par sept empilements de masques, surmontés
d'un masque de Tlaloc, alternant avec des représentations
de huttes au toit de chaume soulevé par le
vent et orné de trois serpents à deux
têtes. Chaque hutte était surmontée
de masques. Aucun ne subsiste intact, bien qu'au
XIXe siècle, Frederick Catherwood en ait
représenté un complet. Sous chaque
hutte se trouvait une sculpture formée de
deux jaguars aux queues entrelacées, dont
il ne subsiste qu'un exemplaire. De la statuaire
en ronde-bosse qui ornait la frise, il ne reste
que trois figures mutilées: un joueur de
tambour, un captif et un quetzal. La façade
arrière de l'édifice nord est beaucoup
plus sobre : des panneaux de treillis à motif
floral alternent avec des panneaux lisses. Ces derniers
présentent une alternance de personnages
- sans doute des captifs - et de têtes de
serpent.
Frise de l'édifice estL'édifice est
est long de 48 m. On y accède par un escalier.
Il s'ouvre sur le patio par cinq portes. Par la
porte centrale on accède à six pièces;
par les quatre autres à des chambres doubles.
La frise de la façade est formée d'un
treillis sur lequel se détachent des trapèzes
formés de huit serpents bicéphales
et ornés chacun d'un masque difficile à
identifier. Certains auteurs y voient une tête
de hibou[13]. Seule la porte centrale est surmontée
d'un empilement de masques à long nez.
Édifice ouest. Détail de la frise:
empilement de masques au-dessus de la porte 6 et
tête d'un des deux serpentsL'édifice
ouest, long de 54 m, repose sur une plate-forme
qui est au même niveau que l'édifice
est. On y accède également par un
escalier. l s'ouvre sur le patio par sept portes
donnant accès à des chambres doubles.
La façade était jadis ornée
d'une superbe frise, dont la plus grande partie
s'est effondrée. Jean-Frédéric
Waldeck prétendait qu'elle était intacte
à l'époque où il visita Uxmal,
mais les dessins de cet amateur fantaisiste sont
notoirement peu fiables. La reconstitution de cette
somptueuse façade est donc basée sur
les parties de la frise subsistant entre les portes
2 et3 et au-dessus de la porte 6. La reconstitution
très poussée est basée sur
l'hypothèse plausible que les décors
étaient symétriques ainsi que sur
l'emplacement des pièces retrouvées
au pied de la façade. Sur un fond de treillis
et de grecques se détache une décoration
très élaborée. Au-dessus des
portes 1 et 7 figure une hutte surmontée
d'un masque. Sur le fond de grecques entre les portes
1 et 2 et entre les portes 5 et 6 étaient
fixés des figures humaines actuellement fort
mutilées et des têtes de serpent à
plumes dont les corps s'entrelacent sur toute la
longueur de la façade. De la gueule de chaque
serpent émerge un visage. Au-dessus des portes
2 et 6 on retrouve des empilements de masques. La
zone entre les portes 3 et 5 a été
entièrement reconstituée. Au-dessus
des portes 3, 4 et 5 des structures dont la reconstitution
et l'interprétation sont donc entièrement
hypothétiques. Selon Linda Schele et Peter
Mathews, il s'agirait de palanquins. Il pourrait
tout aussi bien s'agir de trônes. Au-dessus
de la porte centrale (4), qui constitue l'axe de
la composition, les archéologues ont placé
sous un dais une statuette en ronde-bosse dont le
corps est une carapace de tortue.
Le quadrilatère des Nonnes peut être
considéré comme un ensemble microcosmique,
c'est-à-dire un groupe d'édifices
qui représentent le cosmos. Selon une hypothèse,
basée sur la disposition des édifices
les uns par rapport aux autres, l'édifice
nord, le plus élevé correspondrait
au monde céleste, l'édifice sud, le
plus bas à l'inframonde et les édifices
est et ouest, construits à un niveau intermédiaire
au monde du milieu, c'est-à-dire le monde
terrestre.
La Grande pyramide
Grande pyramide vue de la pyramide du Devin. Au
premier plan la maison des tortues et à droite
le groupe du pigeonnier.Juste à larrière
du palais du gouverneur se dresse un pyramide à
neuf degrés. De par son volume, cest
la plus grande dUxmal. La base du bâtiment
est un carré dapproximativement 80
mètres de côté. Le bâtiment
qui se trouve sur la plate-forme supérieure,
accessible par un large escalier côté
nord, a été nommé «Temple
des Aras» à cause des reliefs représentant
ces oiseaux qui ornent la façade. Ce bâtiment
a eu 3 chambres dans sa partie avant et cinq dans
sa partie arrière. L'accès aux trois
chambres centrales de la partie arrière seffectuait
par les entrées situés devant sur
par des masques zoomorphique d'un Chaac-Maske de
grande taille. Les secteurs latéraux ont
été maçonnés pour des
raisons de stabilité. Seul le secteur central
de la façade a été dégagé
des débris lors des fouilles. Les trois autres
faces nont quune seule chambre.
Façades
Détail de façade de la pyramide principaleLa
décoration de la façade est extrêmement
riche. Côté nord, la surface de paroi
inférieure se compose de trois séries
de méandres qui sont séparées
par des représentations étroites.
Entre les différents méandres des
représentations de perroquets dans la partie
plate. Rien n'a subsisté de la de paroi supérieure.
Les coins de ce bâtiment sont formés
par trois masques du dieu Chaac empilés les
uns sur les l'autre. Les façades des autres
côtés ne sont connues que par des fouilles
d'exploration sur une petite échelle qui
ont eu lieu en 1941. Cette fois-ci dans la moitié
de paroi supérieure, des grands méandres
alternent avec un bloc des croix placées
en diagonale. La moitié de paroi inférieure
est sans décoration. La corniche moyenne
se compose d'excroissances de pierres. Dans une
phase ultérieure, la pyramide a été
agrandie jusqu'au niveau du toit des bâtiments,
les quatre faces recouvertes et toutes les chambres
ont été comblées. Cela et d'autres
indices indiquent que sur la nouvelle surface, un
grand bâtiment était projeté.
Sa construction na pas été menée
à son terme.
Des premières fouilles ont eu lieu en 1941.
Le grand escalier et la façade au nord ont
été dégagé et restauré
vers 1969. Des installations pour le son et lumière
ont aussi été installées. En
2009 sur la face nord une façade plus ancienne
de style classique a été découverte.
Cette vieille façade a été
fermée pour des raisons de stabilité.
Le grand terrain de jeu de balle
Une inscription date l'inauguration de ce terrain
de jeu de balle par Chan Chak K'ak'nal-Ajaw de 901.
Jeu de pelote. Vu côté sud.Le jeu de
pelote se trouve entre les plates-formes du Quadrilatère
des Nonnes au nord et le palais du gouverneur au
sud. Il est orienté approximativement sur
l'axe nord sud. Comme tous les jeux de pelote classiques
tardifs il est formé de deux blocs de mur
massifs entre lesquels se déroulait le jeu
sur une surface en forme de H couché. L'espace
entre les grands murs est de 34 × 10 mètres.
La balle de caoutchouc rebondissait sur les mur
latéraux de 7,4 mètres de haut. La
surface des mur devait être très lisse.
Anneau reconstitué avec des morceaux d'origine.Un
anneau en pierre était fixé au milieu
de chaque mur. L'anneau actuel a été
reconstitué à partir de fragments
d'origine retrouvés sur place. La traduction
des hiéroglyphes de l'anneau suggère
(calendrier julien) la date du 9 janvier 905. La
balustrade latérale devait avoir la forme
d'un serpent à sonnettes. Au sommet des deux
murs latéraux devaient se trouver des tribunes
et bâtiments avec trois entrées dont
on ne voit plus que la base. Le but du jeu était
de faire passer la balle de caoutchouc au travers
des anneaux. La balle ne pouvait être touchée
qu'avec les genoux, les coudes, les hanches ou les
fesses mais ni avec les mains ni avec les pieds.
Ce jeu aurait parfois pris un caractère rituel
et il pouvait servir à des fins divinatoires
ou pour résoudre des conflits.
La Maison des Tortues
La maison des Tortues.La maison des Tortues ainsi
appelée à cause de la présence
de tortues dans la partie supérieure de sa
corniche. C'est un bâtiment classique typique
de style Puuc. Située sur la grande terrasse
du palais du gouverneur quelques mètres au
nord du palais sur une partie ajoutée ultérieurement.
Un grand escalier au nord mène à de
la terrasse et à la maison des tortues. Chacun
des deux petits côtés et le côté
sud ont 3 entrées. Le grand côté
nord a une seule entrée. Les cotés
est et ouest donnent sur 2 salles successives. La
partie centrale est constituée de 3 pièces
successives toutes en longueur. Chaque entrée
est surélevée par rapport au niveau
de la terrasse.
Escalier menant à la terrasse et à
la maison des tortues.Les façades sont arrangées
de façon classique : A la base un soubassement
en pierres légèrement décalées
puis une hauteur de mur lisse jusqu'aux linteaux
de porte primitivement en bois. La corniche moyenne
se compose de trois éléments: une
surface lisse au milieu encadrée par des
surfaces coniques sculptées au dessus et
en dessous. Au dessus sont sculptées une
série de colonnes. La corniche supérieure
est comme la corniche moyenne avec en plus des tortues
sculptées dans la partie centrale. La décoration
des écailles de chaque tortue est différente.
Dans la mythologie maya, la tortue serait associée
à l'eau, la pluie et la terre. La qualité
de construction est remarquable: elle rappelle beaucoup
dans ses détails le palais du gouverneur.
Vers 1968, la partie centrale, écroulée,
a été reconstruite.
Le groupe du
Pigeonnier
Le groupe du pigeonnier vu de la pyramide sud.Ce
complexe est situé à l'ouest de Uxmal.
Il a fait l'objet de lourdes restaurations depuis
2000. La partie la plus septentrionale donne un
aperçu de son apparence d'antan. Ce complexe
est l'un des plus anciens de Uxmal à en juger
par la qualité et le traitement des pierres.
Il a subi plusieurs modifications.
C'est une succession de 4 cours devant la pyramide
sud. La Cour la plus au Nord comprend trois longs
bâtiments. Seul le côté nord
n'est pas bâti. Les deux bâtiments du
côté est et du côté ouest
de la cour sont fort endommagés. Ils avaient
deux rangées pièces donnant sur les
deux côtés. Seul le bâtiment
du sud, également détruit, se compose
d'une seule série de chambres. Sur sa face
sud se trouve une autre cour avec un autre bâtiment
percé, en son centre par une arche à
laquelle on accède par un escalier.
La cours suivante est relativement étroite
et il n'y a pas de bâtiment sur le côté.
À l'est se trouve un accès direct
à la Grande Pyramide. Au sud cette terrasse
donne sur une autre terrasse plus large où
se trouve le pigeonnier.
Le pigeonnier
Pigeonnier vu de la grande pyramide.
Vue par l'arche du pigeonnier sur l'arche murée
du bâtiment sud et la pyramide sud.Ainsi appelé
en raison du grand nombre d'ouvertures en forme
de petites fenêtres sur la façade.
Ce bâtiment est composé de deux rangées
parallèles de chambres qui ne sont pas complètement
symétriques: le côté sud a moins
de chambres que le côté nord. Au milieu
se trouve une arche qui conduit à la cour
plus au sud.
La façade la mieux conservée est
le mur central de deux séries de chambres.
La partie médiane est lisse ajourée
par des fenêtres. La partie supérieure
est divisée en sections triangulaires en
forme de pignons. Il n'en subsiste que sept. Les
fenêtres réduisent la résistance
au vent des façades. Au milieu de chaque
pignon se trouve une surface lisse ou devait se
trouver une figurine. Les pignons ont aussi des
traces de fixation de figurines en stuc aujourd'hui
disparues. Les façades des deux côtés
n'existant plus, aucune description n'est possible.
Au sud une autre cour succède au pigeonnier.
Des traces de construction sont visibles côté
sud et ouest, tandis qu'a l'est se trouve la grande
pyramide. Le bâtiment à l'ouest de
la cour avait une façade simple qui laisse
apparaître des colonnes dans les corniches
et les parties supérieures des murs. Le bâtiment
du sud a eu à l'origine deux séries
de chambres des deux côtés et un passage
dans le milieu, Il ressemble dans l'ensemble au
pigeonnier. Il ne semble pas y avoir eu de crête
faîtière. Le passage central a été
bouché ultérieurement par une terrasse
qui allait jusqu'à la hauteur du toit du
bâtiment. Les chambres ont été
comblées avec des débris et un escalier
a été construit.
Pyramide sud vue de la grande
pyramide.
La pyramide sud
Sur cette terrasse se trouve la pyramide sud qui
surplombe le complexe du pigeonnier. Un long escalier
conduit au sommet. Du temple qui s'y trouvait il
ne reste que 2 chambres voutées relativement
étroites. Il devait être constitué
de 3 chambres sur le devant et 3 chambres plus étroites
sur l'arrière. Cet arrangement se retrouve
dans les temples de la région de Chenes plus
au sud. Les murs sont relativement épais
et partiellement faits de grosses pierres. Le mur
de façade finissait plus haut en peigne de
toit. Au sud de la pyramide se trouvent un autre
bâtiment dont il ne subsiste que les traces.
Cette partie du site n'a pas encore été
nettoyée ou fait l'objet de fouilles archéologiques
Groupe du cimetière
Groupe du cimetière (bâtiments de l'ouest
et pyramide Nord)
Cimetière bâtiments de l'ouestIl s'agit
dun quadrilatère typique dUxmal
reposant sur une haute plate-forme. Au nord se trouve
une pyramide à laquelle on accédait
par un escalier situé sur la face sud et
qui menait à un temple à chambre unique.
L'accès au patio se faisait par un passage
voûté au centre du bâtiment sud,
comme c'est le cas ailleurs à Uxmal.
bâtiments ouest
Seule une partie des constructions sur le côté
ouest de la cour est reconstituée. Au milieu
se trouve un bâtiment étiré
avec à l'origine trois entrées. Devant
la plus grande entrée au centre, se trouve
une large plate-forme. Les entrées conduisent
dans une longue chambre subdivisée. Les deux
entrées latérales ont été
bouchées ultérieurement par une maçonnerie.
Il existe une entrée côté sud,
un élément assez rare dans l'architecture
de la région. Les entrées possédaient
à l'origine des linteaux en bois, ceux-ci
ont été remplacés par des linteaux
en béton armé.
Façades
La façade du bâtiment montre les caractéristiques
de larchitecture Puuc ancienne : Le corniches
moyennes sur les portes se compose de deux éléments,
un volume avec un profil ver l'avant en diagonale
vers le bas et un volume équivalent vers
le haut. La corniche supérieure se compose
d'une pierre faîtière en diagonale
également vers le haut. Ces corniches s'interrompent
sur l'entrée centrale et les coins. Là,
des excroissances de pierre sortent de la façade
et devaient être le support de décor
en stuc. Sur le toit se trouve une cresteria encore
en partie intacte, une paroi étroite avec
des ouvertures qui a probablement été
revêtue avec des décors en stuc.
Les deux bâtiments latéraux étaient
deux fois plus petits que le bâtiment central.
Il avaient aussi 3 entrées. Celui du nord
s'est complètement effondré et de
celui du sud ne subsiste que le mur arrière.
Les éléments retrouvés laissent
à penser que les deux constructions latérales
avaient la même organisation de façade
que le bâtiment central.
Plates-formes
Cementerio, plate-forme d'autel
Cementerio, plate-forme d'autelDans la partie nord
du patio se trouvent les restes de quatre plates-formes
basses dont les parois sont décorées
d'os croisés, de têtes de mort et des
personnages se trouvent sur la plate-forme. L'iconographie
pourrait représenter les luttes des dirigeants
dUxmal qui ont été célébrés
dans ces monuments.
Ces plates-formes présentent des inscriptions
hiéroglyphiques au-dessus de la décoration
décrite dont les dates ne peuvent pas être
déchiffrées.
La pyramide ronde (Pirámide
Circular)
Intérieur de la pyramide rondeDans la partie
occidentale dUxmal, une petite pyramide ronde
a été excavée dans les années
1990. Il s'agit en réalité dune
plate-forme ronde étagée d'environ
18 mètres de diamètre et tout juste
2,5 mètres de haut. Sy trouve un bâtiment
également rond avec une entrée du
côté nord avec un escalier. Le bâtiment
avait un mur d'au maximum 1 mètre de hauteur,
sur lequel un toit et une paroi en matériel
éphémère devaient être
construits. Des traces montrent que le bâtiment
a été détruit par le feu. Comme
c'est le cas pour beaucoup d'autres ruines de la
région Puuc, des objets précieux ont
été retrouvés dans les débris
du bâtiment. La comparaison avec des constructions
semblables à d'autres endroits et la méthode
de construction montrent que la pyramide ronde a
été construite tardivement et qu'elle
est liée aux bâtiments en forme de
C, dont un est directement accolé à
elle.
La maison de
la Vieille
À environ 80 mètres au sud-est de
la plate-forme du palais du Gouverneur se trouve
un complexe non restauré de cinq bâtiments
autour d'une cour. Le plus important est une pyramide
surmontée d'un temple auquel on accédait
par un escalier sur sa façade ouest. Cette
partie du site na pas été fouillée.
La partie moyenne et sud du bâtiment n'a probablement
jamais été finie.
Maison de la Vieille
au nord Temple à mi-hauteur cresteria Figure
à l'origine du nom de "Vieja"
La maison de la Vieille ( Casa de la Vieja en espagnol)
est en fait à mi-hauteur du flanc nord ouest
de la pyramide. Elle est de style Puuc ancien et
compte ainsi parmi les plus vieux bâtiments
de Uxmal. Ce bâtiment est sur une plus petite
pyramide qui est plus ancienne que celle située
derrière. Le bâtiment dont la moitié
nord est écroulée, possédait
deux chambres communiquant par une entrée
à l'ouest. Les portes avaient des linteaux
de bois. La partie subsistante de la crête
faîtière montre sur le côté
de nombreuses ouvertures et des tenons pour la fixation
de décors en stuc disparus.
De nombreux autres bâtiments, certains de
taille importante, parsèment le site d'Uxmal,
dans différents états de conservation.
La majorité des inscriptions hiéroglyphiques
se trouvent sur des stèles regroupées
de manière inhabituelle sur une seule plate-forme.
Les stèles dépeignent les anciens
dirigeants de la cité ; certaines ayant été
restaurées et redressées, cela prouverait
qu'elles ont été volontairement renversées
et brisées dans les temps anciens.
Un autre indice d'une guerre ou d'une bataille
a été trouvé dans les restes
d'un mur qui encerclait la plus grande partie du
centre cérémoniel central.
Un sacbe relie Uxmal au site de Kabah, à
18 km au sud.
L'histoire contemporaine des
ruines
Dessin de Frederick CatherwoodLe chroniqueur espagnol
Antonio de Ciudad Real fut le premier à décrire
les ruines lors du passage qu'il y fit en 1588.
La première description détaillée
des ruines a été éditée
par Jean Fréderic Waldeck en 1838. John Lloyd
Stephens et Frederick Catherwood ont fait deux visites
prolongées à Uxmal au début
des années 1840, ramenant tant de plans et
de schémas qu'ils auraient pu être
employés pour construire une reproduction
de la ville antique (malheureusement la plupart
des schémas ont été perdus).
Désiré Charnay a pris une série
de photographies d'Uxmal en 1860, à la suite
de quoi l'impératrice Charlotte du Mexique
décida de visiter Uxmal, et les autorités
locales enlevèrent des façades antiques
quelques statues et éléments architecturaux
comportant des thèmes phalliques.
Sylvanus Morley a cartographié le site en
1909, en incluant quelques bâtiments précédemment
ignorés.
Le premier projet du gouvernement mexicain de préservation
du site date de 1927. Les restaurations commencèrent
en 1936 sous a direction de José Erosa Peniche.
En 1930, Frans Blom a mené une expédition
pour l'Université Tulane permettant de construire
une reproduction du Quadrilatère des Nonnes
à la foire mondiale de Chicago en 1933.
Anecdote : Lors de la visite de la Reine Elizabeth
II du Royaume-Uni, le 27 février 1975, en
plein milieu d'une cérémonie maya
à Chac, un déluge torrentiel est soudainement
tombé, en pleine saison sèche.
Deux hôtels et un petit musée ont
été construits à côté
des ruines de la ville antique.
Labná se situe au sud ouest de l'État,
au sud d'Uxmal.
Le site abrite un grand palais à deux étages,
quelques temples pyramidaux et une sorte d'arc de
triomphe décoré. L'architecture est
de style Puuc et fait un usage excessif de structures
imbriquant des pierres taillées sur mesure
et de peintures dont notamment des masques de Chac,
le dieu de la pluie au long nez.
Le site a été construit au cours
de la période classique finale. Une date
correspondant à 862 est inscrite dans le
palais.
La première référence écrite
sur Labná est due à John Lloyd Stephens
qui visita le site avec l'artiste Frederick Catherwood
en 1842.
Kabah est un site archéologique
maya du sud-est de lÉtat du Yucatan
au Mexique. Kabah se trouve au sud de Uxmal, et
y est reliée par une grande route ou Sacbé
de 18km de long et 5 mètres de large avec
une arche monumentale à chaque extrémité.
Kabah est le second plus grand cite archéologique
de la région Puuc après Uxmal.
Le nom « Kabah » serait une dénomination
archaïque pour « main forte ».
Cest un nom précolombien du site mentionné
dans une chronique maya . Un autre nom est «
Kabahaucan » soit « serpent royal dans
la main ». Cette région était
habitée au milieu du IIIème siècle
av J.C. La majorité des bâtiments visibles
ont été construits entre le VIIème
et le XIème siècle. Une date sculptée
sur un linteau de porte donne la date de 879, soit
approximativement la période la plus florissante
de la cité. Une autre date sculptée
suivant le style Maya classique est 987. Kabah a
été abandonnée ou au moins
aucun nouveau bâtiment cérémoniel
na été construit après
le XE siècle. Lors de fouilles récentes
des traces d'occupation au Postclassique ont été
découvertes[1].
Le site de 3 km2 est traversé de part en
part par la route moderne.
Il comprend plusieurs palais, des bâtiments
de pierre peu élevés et des pyramides
à étages. La plupart sont de style
Puuc, mais certains sont de style "Chenes".
La région est parsemée de ruines encore
recouvertes par la forêt. Le site possède
un grand nombre de panneaux sculptés, linteaux
et portes et encadrements de porte dont beaucoup
ont été enlevées pour être
placés dans des musées. Les sculptures
représentent les dirigeants de la cité
et des scènes de guerre. Un programme pour
restaurer davantage de bâtiments ainsi que
des fouilles sont en cours sous la direction de
Ramon Carrasco. Kabah a été déclaré
parc national du Yucatan en 1993.
A l'ouest de la route se situent des monuments
secondaires ainsi que l'arc qui constitue le point
d'arrivée du sacbé venant d'Uxmal.
Déjà effondré à l'époque
où John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood
visitèrent le site, il a été
restauré en 1953-55. À l'est de la
route se situe le monument le plus connu de Kabah,
la structure 2C6, mieux connue sous le nom de «Codz
Poop». Aussi appelé «Palais des
Masques», cet édifice de 46 m de long
construit sur une plate-forme de 3 m, est un exemple
typique de style Puuc récent. Il contient
dix chambres disposées par paires en cinq
rangées de deux. On y accédait par
cinq portes; seules trois survivent, une quatrième
a été reconstituée. Contrairement
à la plupart des édifices de style
Puuc, l'entièreté - soubassement,
mur et frise - de la façade principale, orientée
ouest est ornée d'une succession ininterrompue
de masques de pierre à «long nez»
en forme de crochet, traditionnellement considérés
comme des masques du dieu Chaac. Les masques du
dieu de la pluie abondent sur dautres bâtiments
à travers tout le site. De lencens
(ou copal) a été découvert
dans certains nez de pierre du dieu de la pluie.
L'omniprésence du dieu Chaac « le protecteur
des récoltes » à kabah et dans
les sites voisins Puuc s'explique par de la rareté
de leau dans la région. Il ny
a pas de cenote dans cette région sèche
du nord du Yucatan. Les Maya y dépendaient
uniquement de la pluie pour sapprovisionner
en eau et des chultunes pour son stockage. [2] Un
seul de ces nez a survécu intact. Les nez
des masques du soubassement situés sous les
portes servent d'escalier pour accéder aux
chambres. Entre la première et la deuxième
chambre de la paire centrale un nez particulièrement
large et enroulé sur lui-même est à
l'origine du fameux nom «Codz Poop»,
«natte enroulée». La façade
est était originellement décorée
d'une frise de nattes sur laquelle se détachaient
des statues en ronde-bosse hautes de 2 m, traditionnellement
appelées «rois de Kabah», dont
deux se trouvent encore in situ. Les montants de
la porte de la pièce 21 se composent chacun
de deux panneaux de scènes en bas-relief:
les scènes supérieures représentent
des personnages armés d'un atlatl sans doute
engagés dans une dance rituelle; les scènes
inférieures l'humiliation d'un prisonnier.
La crête faîtière est ornée
de grecques scalaires.
Le site est sur la route fédérale
261 à quelques 140Km au sud de Méridaà
proximité de Campeche et est une destination
touristique populaire.
Histoire
L'histoire de Kabah est mal connue. À la
fin du Classique récent, elle semble être
un satellite de la cité voisine Uxmal. Un
texte hiéroglyphique de Kabah qui mentionne
le souverain de cette cité, Chan Chak K'ak'nal
Ajaw et le sacbé long de 18 km relie qui
Kabah à Uxmal pointent dans cette direction.
Les premières descriptions détaillées
des ruines ont été publiées
par John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood
en 1843.
Il a été construit dans
la première période classique, entre
l'an 250 à 600 Knich Kakmo qui veut dire
`l'oeil-soleil`, parce que le culte du soleil a
été rendue là-bas avec des
offrandes de fleurs, fruits, animaux, et de l'encens.
Il s'agit de la plus haute structure pré-hispanique
dans le Yucatan, mesure 35 m (près de 115
pieds) de hauteur et la dimension de sa base de
faire est la troisième plus grande pyramide
au Mexique.
P.S: Pour connaitre l'histoire, ainsi
que tout ce qu'il y a à visiter dans la merveilleuse
petite ville d'Izamal, veuillez acceder à
cette page: IZAMAL
Tulum (ou Tuluum) est un site archéologique
dune ancienne cité maya. Il se situe
dans la péninsule du Yucatan, au sud-est
du Mexique, (État du Quintana Roo) dans une
région appelée la Riviera Maya le
long de la mer des Caraïbes. Le site fait partie
depuis 1981 du parc national Tulum.
La cité côtière de Tulum était
une forteresse de commerçants alliée
à la cité de Mayapan.
La fondation de la cité semble remonter
à 564 comme lindique certaines inscriptions.
La cité maya de Cobá, dont lapogée
se situe vers 650 utilisait le site de Tulum comme
un important port de pêche et peut être
aussi de commerce pour les échanges vers
dautres cités de la région.
Des artefacts en silex, des poteries de la péninsule
du Yucatan, des objets en obsidienne ou en jade
du Guatemala et des grelots et anneaux en cuivre
du plateau central mexicain, démontrent limportance
de ces échanges. La structure 59 montre également
lempreinte du style de lépoque
classique maya.
Mais la majeure partie des vestiges datent de la
période postclassique tardive, c'est-à-dire
après 1200. Certaines fresques découvertes
à l'intérieur des bâtiments
laissent suggérer une influence mixtèque.
De récentes analyses tendent à démontrer
que Tulum eut un rôle majeur du XIIIe au XIVe
siècle. Larchéologue Ernesto
Vargas a montré que la cité se trouvait
stratégiquement placée entre les provinces
(kuchkabaloob) de Cochuah et Cozumel, ce qui, si
on ajoute son édification sur le point le
plus élevé de la Côte et son
système de murailles défensives, lont
placé dans un lieu inévitable pour
nimporte quelle route commerciale et pour
lexploitation des importantes ressources maritimes
de la région. Ernesto Vargas pense que Tulum
était une cité (batabil) indépendante
des autres cités de la région.
Comme le montrent les fresques peintes et certains
bas-reliefs, Tulum semble avoir été
un site majeur dédié au culte du Dieu
Plongeur.
Tulum fut un centre religieux et commercial prospère
à partir de 1200 environ, jusqu'à
la conquête espagnole.
La cité était encore habitée
par les populations maya lors de l'arrivée
des conquistadors espagnols, mais elle fut abandonnée
au cours du XVIe siècle. Jusqu'au début
du XXe siècle, certains villageois des environs
avaient l'habitude d'apporter des offrandes à
Tulum, mais les visites continues des touristes
provoquèrent la fin de cette pratique.
Histoire du site
Cette cité maya a été identifiée
comme ayant eu pour nom originel Zamá, ce
qui signifie la cité de laube. Tulum
est aussi un mot maya signifiant barrière
ou clôture, ce qui se comprend aisément
puisque la cité est entourée dépaisses
murailles protectrices.
Le premier à identifier la cité fut
Juan Diaz, en 1518, qui appartenait à lexpédition
de Juan de Grijalva. Il la décrivit comme
une cité riche et magnifique à limage
de Séville en Espagne. Mais la première
étude détaillée du site fut
réalisée par les célèbres
explorateurs John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood
qui publièrent en 1843 le livre « Incidents
of Travel in Yucatan ».
Temple principal Le Castillo à Tulum (Catherwood,
1844)De nos jours des milliers de touristes viennent
quotidiennement visiter les ruines dans le cadre
dexcursions organisées par les hôtels
et Tours operators de la région. Tulum est
le 3e site archéologique le plus visité
du Mexique après Teotihuacan et Chichen Itza
et juste devant Monte Albán.
Plage du site archéologique.
Visite du site
Le site de Tulum paraît modeste et peu étendu
(6 km le long de la côte), surtout si on le
compare avec ceux de Cobá ou de Chichen Itza
mais il est édifié dans un site naturel
exceptionnel, en bordure de la mer des Caraïbes
mexicaine aux couleurs turquoise et sur un promontoire
rocheux qui met les bâtiments particulièrement
en valeur. La plupart des monuments avaient des
fonctions cérémonielles. Des traces
de peinture de couleur rouge peuvent être
observées sur certains édifices. Cela
suggère quils étaient peints
durant la période maya.
Muraille
La muraille ceint le centre de la cité des
côtés Ouest et Nord-Sud. Le côté
Est se trouve en bordure de mer et bénéficie
dune petite falaise naturelle protectrice.
On dénombre 5 accès et deux tours
dobservation. Cela montre à quel point
on souhaitait protéger le cur de la
cité. Un nombre très important dhabitations
se trouvaient à lextérieur de
la muraille. À lintérieur de
la cité on observera les traces d'une seconde
muraille de protection.
Le Castillo
Bâtiment le plus élevé du site,
que le conquistador Bernard Diaz décrivit
comme une « Tour », on le remarque aussi
par sa situation et la façade singulière
du temple supérieur. Celui-ci possède
trois accès décorés de colonnes
serpentines, dune représentation du
Dieu plongeur et de deux médaillons zoomorphes
aux angles.
Laspect actuel du monument est le résultat
de plusieurs étapes distinctes de construction.
La plus récente est représentée
par les deux petits temples placés de chaque
côté de lescalier principal.
Devant on remarque une plateforme peut-être
destinée à certaines danses ou processions
et sur les côtés dautres bâtiments
complémentaires à la structure densemble
et parmi lesquels il faut mentionner le Temple des
Séries Initiales où est inscrite la
date la plus récente du site.
Temple du Dieu plongeur
Situé au nord du site, il se compose dun
petit soubassement sur lequel fut construit un temple
orné de limage du Dieu plongeur, élément
principal de liconographie du site.
Chaussée principale
Cest une véritable rue bordée
de divers édifices résidentiels. Le
plus important dentre eux est le Temple des
fresques.
Temple des fresques
A l'origine il sagit dune construction
accompagnant une habitation entourée par
un portique sur trois côtés. Les fresques
conservées sur ses murs dépeignent
selon larchéologue Arthur Miller, une
série dêtres surnaturels vivant
dans linframonde (Xibalba), qui durant quelques
instants apparaissent entre lobscurité
et la lumière. Ces fresques constituent lun
des témoignages picturaux les plus importants
de la période maya avec ceux de Bonampak
et San Bartolo. Les angles du bâtiment sont
ornés de gravures et sculptures remarquables,
que lon associe à Kukulkán,
le dieu serpent à plumes des mayas.
Autres monuments
Casa de las columnas et Casa del Halach Uinik Elles
sont situées dans le secteur de la chaussée
principale et constituent des exemples intéressants
de larchitecture résidentielle de Tulum.
Casa del cénote Les cénotes sont
des puits deau douce naturels, résurgence
des nappes phréatiques de la péninsule
du Yucatan. Pour les mayas ces sites était
sacrés car non seulement ils apportaient
une source de vie indispensable : leau, mais
ils étaient aussi des portes dentrée
vers chibalba (linframonde). Tulum possède,
au Nord du site, un cénote qui a été
protégé par un ensemble de constructions
accolé à la muraille défensive.
Ce qui en montre son importance.
Ensemble de Kukulcán Situé juste
au Nord du Castillo, il comprend diverses structures
mineures, dont la plus notable est le Temple du
Dieu du vent. Il fut appelé ainsi en raison
de son soubassement arrondi traditionnellement rattaché
à Kukulcán, Dieu des vents ou à
Ehécatl (Dieu aztèque du vent).
Stèle 1 Stèle maya traditionnelle
portant des inscriptions dont une date correspondant
à lannée 564 après J-C.
Structure 59 Monument comportant des éléments
stylistiques caractéristiques de la période
maya du Classique ancien (400 à 500 après
J-C.).
Plage On observera la petite baie qui permettait
facilement daccéder à la mer
pour tous les bateaux destinés à la
pêche et au commerce.
Informations sur le site
Le site archéologique de Tulum est situé
à 3 km dune petite ville du même
nom. Lambiance y est tranquille et détendue.
Même si Tulum appartient à lensemble
touristique appelé Riviera Maya, cette bourgade
a su se préserver de lurbanisation
exponentielle de Playa del Carmen (situé
à 55 km) ou encore de Cancún (130
km). La ville de Tulum développe une zone
hôtelière mais dans un esprit beaucoup
plus respectueux de la nature et du développement
durable.
Le site possède une superbe plage en contrebas
du Castillo, à laquelle on accède
facilement par un bel escalier en bois. Après
avoir parcouru les ruines dans la chaleur pesante
il est très agréable de soffrir
un moment de rafraîchissement et damusement
dans les vagues de la mer des caraïbes.
Voladores de PapantlaLe tarif du billet d'entrée
est de 51 pesos, si vous voulez prendre des photos
ou filmer il y a une taxe de 41 pesos et le site
est ouvert 365 jours par an de 8h à 19h en
été et de 8h à 17h en hiver.
Un stationnement surveillé et payant se trouve
à lentrée du site. À
cet endroit a été développé
une zone commerciale abritant des boutiques de souvenirs
et des snacks bars. Un groupe folklorique organise
un impressionnant spectacle de voltige traditionnel
de lÉtat de Veracruz, appelé
les « Voladores de Papantla ». Le chemin
daccès entre lentrée du
site et lentrée des ruines fait près
de 1 km. Il existe un petit train faisant les navettes
pour la somme de 20 pesos aller-retour.